L'Union du Cantal 10 septembre 2008 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Le Cantal, figure d’exemple pour l’application de la loi de sécurité civile

Le président de la FNPC et la ministre de l’Intérieur ont confirmé la parfaite coordination des services dans le Cantal.

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Samedi à Aurillac, Michèle Alliot-Marie a salué les bénévoles cantaliens.
Samedi à Aurillac, Michèle Alliot-Marie a salué les bénévoles cantaliens. - © R. S.-A.

“Mon ambition est de pouvoir compter sur 63 millions de secouristes en France”, a lancé à Aurillac la ministre de l’Intérieur. Michèle Alliot-Marie a ouvert le congrès national de la Protection civile, samedi dernier, en rendant hommage au bénévolat et en évoquant la cohérence et la complémentarité entre les différents intervenants :  secouristes, sapeurs-pompiers, Samu...

Une loi qui encadre

“Professionnels ou volontaires, bénévoles ou spécialistes, la sécurité est l’affaire de tous”, a poursuivi la ministre, face aux 450 congressistes venus des quatre coins de France. La loi de modernisation sur la sécurité civile a justement pour objet de développer une véritable culture de la prévention et de la sécurité des personnes par l’engagement civique au niveau local, et de clarifier le rôle de chaque acteur face à la crise. Un principe qui fonctionne déjà fort bien dans le Cantal, comme l’a souligné avec enthousiasme Louis Lareng, le bouillonnant président national de la Protection civile. “À l'heure où certains départements attendent des décrets, ici la déclinaison de la loi conduit à une très bonne entente entre Samu, Sdis et associations”, s’est-il félicité. “Le secourisme a besoin des associations”, admet la ministre en évoquant les premiers secours et l’aide humanitaire, mais aussi le volet formation. L’ensemble des compétences des associations est reconnu à travers l’agrément de sécurité civile, que la Fédération nationale de la Protection civile a été la première à décrocher. 50 autres associations l’ont obtenu depuis. Soit 200 000 bénévoles qui interviennent aux côtés des secours publics d’urgence.

Engagement bénévole et... besoin d’argent

Bien, mais sans doute insuffisant encore. En effet, Michèle Alliot-Marie entend favoriser la compatibilité entre l’engagement volontaire et la vie professionnelle. Elle l’a signalé lors du congrès en déclarant que “le volontariat doit s’inscrire dans un cadre réglementaire simplifié”, reconnaissant au passage des “normes trop nombreuses et trop complexes”. Des paroles, mais aussi des actes, puisque la ministre précise qu’une convention cadre est signée avec les personnels du ministère de l’Intérieur, qu’une autre doit voir le jour avec celui de la Défense, une autre encore avec le groupe La Poste... Les engagés volontaires pourront, par exemple, bénéficier de jours de disponibilité rémunérés, dont certains consacrés à la formation. Une nouvelle qui ne peut que réjouir la Protection civile. “Le bénévole, c’est celui qui part de chez lui sans rien et qui revient sans rien”, réaffirme-t-il. “Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne lui faut pas d’argent. Pour se former, pour acquérir du matériel, des nouveaux outils”... Profitant de la présence de tous les échelons des collectivités locales et du ministre de l’Intérieur, Louis Lareng lance un appel, inquiet des subventions dont la tendance est à la diminution. D’où le coût de prestations publiques ou privées qui, au contraire, augmentent. Le cadre légal, de plus en plus strict, impose de nouveaux éléments humains ou matériels. Et si les demandes continuent d’affluer, c’est que - pour reprendre les termes du professeur Lareng - les organisateurs de manifestations diverses et variées savent le poids de “l’épée de Damoclès de la judiciarisation”.

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