L'Union du Cantal 21 octobre 2009 à 15h00 | Par P.Piganiol

Le bois, mais seulement en relève de l’énergie solaire

Solaire, puits canadien et, si besoin, bois : c’est le “pack” énergies renouvelables qu’utilisent à Pagros d’Andelat, Stéphane Lippi et Valérie Berges.

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Une situation idyllique, en pleine nature, pour cette maison (à droite) apparemment comme les autres…
Une situation idyllique, en pleine nature, pour cette maison (à droite) apparemment comme les autres… - © C.F.

La maison, construite, à partir du rez-de-chaussée, en “monomur”, une brique isolante de 37 centimètres d’épaisseur, permet déjà de se passer d’isolant additionnel. Pas mal…

C’est une habitation bio climatique de 160 mètres carrés environ, entièrement de plain-pied. Le choix des propriétaires était en effet de réduire au maximum leur consommation en énergie. Pour cela, ils ont opté pour un chauffage solaire : dix mètres carrés de panneaux solaires, intégrés à la toiture, couplés à un puits canadien et à une chaudière à bois automatique à granulés qui vient en relève de l’énergie solaire. Le système assure l’eau chaude sanitaire mais aussi le chauffage des lieux, par le sol. Une réalisation qu’ont pu visiter, samedi, une quinzaine de personnes intéressées par les énergies renouvelables, et souvent, en vue de concrétiser leurs propres projets. Stéphane Goanach, conseiller énergie, ainsi que les propriétaires, les ont informés.

Quarante-huit mètres de tuyau

Le puits canadien est sans doute le système le moins cher pour aller pomper de la chaleur dans la terre et permettre ainsi un complément de calories. L’air extérieur est ici aspiré par un simple tuyau de 48 mètres en PVC d’un diamètre de 200 mm qui fait le tour de la maison avant de le restituer à l’intérieur. Il permet ainsi d’aller chercher à quelque 3,50 mètres de profondeur, les calories du sol où il règne une température d’environ 10°C. En hiver, à cette profondeur, le sol est en effet plus chaud que l’air extérieur et donc, l’air froid est préchauffé lors de son passage dans le tuyau, puis aspiré (par la ventilation mécanique contrôlée et non directement à l’extérieur), d’où une économie de chauffage. En été, à l’inverse, la température du sol est plus froide que celle de l’extérieur. Cette fraîcheur relative permet donc de tempérer l’air entrant dans le logement. Pour parfaire ce dispositif, le toit a été isolé en ouate de cellulose. Quant à la chaudière au bois automatique, économie économie… C’est la plus petite du marché : de deux à huit kilowatts et, de l’avis de ses utilisateurs, cette puissance est tout à fait suffisante.

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