L'Union du Cantal 23 octobre 2013 à 08h00 | Par Renaud Saint-André

Le bien-fondé des rythmes scolaires confirmé à Aurillac par le recteur

Entre temps scolaire et temps d’activités périscolaires, Marie-Danièle Campion espère une porosité qui serve l’intérêt de l’enfant: “une co-construction qui débouche sur une co-éducation”.

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La réforme des rythmes scolaires est bénéfique : c’est ce dont Marie-Danièle Campion, recteur de l’académie de Clermont-Ferrand, est venue s’assurer en visitant une école aurillacoise. C’est-à-dire, le passage à quatre jours et demi - qui, assure-t-elle, répond aux préconisations de tous les psychomotriciens - mais aussi et surtout la mise en place des “temps d’activités périscolaires”, les fameux Tap. Avec l’idée que, s’ils révèlent de vraies différences entre les villages ruraux et les villes plus importantes, ces Tap ne sont pas la cause d’une fracture, mais révélateurs d’un état de fait, existant dans divers domaines qui dépassent l’école...

Le recteur, dans la classe de CE2 d’Isabelle Delrieu, professeur des écoles stagiaire à l’école aurillacoise de Canteloube.
Le recteur, dans la classe de CE2 d’Isabelle Delrieu, professeur des écoles stagiaire à l’école aurillacoise de Canteloube. - © RSA

Des idées pour les petites écoles

Elle confie cependant qu’il revient bien à l’État de réduire ces iniquités, pour s’assurer d’une “éducation bienveillante, à l’école et hors l’école”. Elle donne en exemple la formation professionnelle ou encore les applications numériques : “J’ai visité une école qui proposait durant les Tap des visites virtuelles des grands musées du monde.” Pour se faire une idée plus fine du contenu de ces temps périscolaires, l’inspection académique lancera une enquête départementale. Elle devrait permettre, sur la durée, de “mesurer les progrès”. Car pour l’heure, quelques difficultés si font jour dans des villages où l’on cherche des intervenants qui ne grèvent pas un budget communal très serré (lire des exemples ci-dessous). À Aurillac, grâce à un partenariat avec les centres sociaux et les centres de loisirs, les animateurs sont légion et le panel des activités pléthoriques. Quant au coût engendré, le maire Pierre Mathonier affirme qu’il s’agit d’un investissement dans le cadre de la politique de la jeunesse qui formera les citoyens de demain. Même si la collectivité est en droit de demander une contribution aux parents, par souci d’équité, les 45 minutes après l’école chaque lundi, mardi, jeudi et vendredi (de 15 h 45 à 16 h 30) sont gratuites et s’ouvrent à des activités manuelles, sportives ou culturelles. Les Tap aurillacois reviennent à 151 000 € par an, dont 48 500 € à la charge de la collectivité, puisque l’État prend à sa charge 87 500 € (aide dont on vient d’apprendre qu’elle sera au moins partiellement reconduite en 2014) et 15 000 € sont remboursés par la Caf. Malgré les programmes alléchants, seulement 54 % des parents ont fait le choix d’y inscrire leurs enfants scolarisés à Aurillac. “Le dispositif peut encore être amélioré”, a convenu le maire lors du dernier conseil municipal, en évoquant certaines écoles où on doit apporter une information quasi-individuelle. C’est le cas à Canteloube, école visitée par le recteur vendredi. Carine Charvillat, maître formateur, confirme l’adaptation facile des élèves et leur épanouissement, tout en regrettant le manque de rencontre spontanée avec les parents.

 

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