L'Union du Cantal 15 septembre 2010 à 14h25 | Par M. Varnieu

La salers super star

Le Gaec de Thierry Lacombe, à Tournemire, a connu une effervescence incroyable durant une semaine, ponctuée par une rencontre avec l’acteur Michel Duchaussoy.

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Baron ne savait pas où donner de la tête ! Vendredi après-midi, ce taureau salers affichant plus de 1 000 kilos sur la balance, s'est laissé caresser dans le sens du poil par une célébrité : l'acteur Michel Duchaussoy. Sous les flashes des appareils de la presse et de la famille qui immortalisaient la rencontre entre deux monstres (l'un du cinéma, l'autre des prairies), la bête, dérangée alors qu'elle broutait non loin du domicile de ses propriétaires, n'a pas failli à sa réputation : calme et docile ! Toute cette agitation n'a semble-t-il pas perturbé l'animal habitué des honneurs qui, après s'être approché très tranquillement, mais alors vraiment très tranquillement, de l'acteur afin de poser pour la prospérité, a tourné les sabots avec flegme afin de reprendre le cours normal de son après-midi...

"Vous représenter le mieux possible"

Cette rencontre avec Baron, Michel Duchaussoy l'a provoquée, avant le début du téléfilm "Robin des pauvres", qui se tourne en partie sur les terres du Gaec Lacombe, à Cros, entre Saint-Cernin et Tournemire. L'acteur va en effet avoir Baron comme collègue de travail, le temps de réaliser quelques prises, lui qui jouera un agriculteur en faillite. Avant d'avoir fait connaissance avec la salers, qui sera au National dans une quinzaine de jours, Michel Duchaussoy avait fait un tour du propriétaire dans la maison des Lacombe, demeure qui deviendra sienne (et de pas moins de 70 personnes également...) le temps du tournage. Naturel et décontracté, il a échangé avec Jean-Paul, le père, et Thierry, le fils, leur assurant vouloir les représenter "le mieux possible." Le temps d'une petite heure, il s'est rendu sur l'exploitation, faire quelques pas dans l'étable, cigarette au bec, demander si le tracteur avait "un embrayage et un frein", et reconnaître les lieux. "Nous, on ne les reconnaît plus !", témoigne Sylvie, la sœur de Thierry. Il faut dire que pour les besoins du scénario, plusieurs "ajustements" ont été effectués au sein de la maison familiale : "Ici, il n'y avait pas d'évier par exemple", cite la jeune femme en montrant un vieil évier sur lequel a été installée une petite télé, pas très récente elle non plus... Des rideaux ont été posés, les nappes changées, et une partie des nombreuses coupes et trophées qui ornaient les murs du salon ont été enlevés...
"Ça ne correspondait pas au parcours du vieux, qui finit ruiné", raconte Jean-Paul, qui a potassé le scénario avant la venue de l'équipe.

 

Jean-Paul et Thierry Lacombe ont présenté à Michel Duchaussoy son nouveau collègue de cinéma : le taureau Baron !
Jean-Paul et Thierry Lacombe ont présenté à Michel Duchaussoy son nouveau collègue de cinéma : le taureau Baron ! - © M.V.

"Je suis plus stressé que pour un comice !"

La famille doit également gérer les envies de la production, qui ne s'accommode pas toujours du rythme des vaches... "Quand on rentre le troupeau, c'est que les bêtes commencent à voir tomber les premiers flocons de neige. Là, on a une scène à tourner où elles sont une cinquantaine dans l'étable..." Et Thierry de se demander comment il va s'y prendre pour faire rentrer les demoiselles à l'intérieur alors que le soleil brille dehors et que l'herbe y est bien verte... Les salers pourront toutefois compter sur leur maître qui jouera le rôle du marchand, qui vient retirer sa dernière vache au vieux Michel Duchaussoy, sur le déclin. Mais là encore, c'est l'attitude des bêtes qui angoisse les Cantaliens : "D'habitude, je suis stressé pour les comices, témoigne Jean-Paul. Là, je le suis encore plus alors qu'il n'y a pas de concours !" Le stress de savoir si la haie est assez haute, si les semi-remorques passeront sur le petit pont qui mène à la maison, si les cloches des vaches ne font pas trop de bruit pour l'ingénieur du son ou s'il faut tendre un fil pour le linge, ne durera que quelques jours, durant laquelle la famille sera forcée de déménager. Sitôt l'agitation terminée, les choses reviendront dans l'ordre et les Lacombe retrouveront "leur" télé "écran plat" où ils pourront regarder le résultat de cette semaine de folie.

 


Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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