L'Union du Cantal 21 avril 2015 à 08h00 | Par C.Dubarry

La Protection civile du Cantal fête ses 50 ans sur le terrain

L’Association départementale de Protection civile du Cantal (ADPC 15) a organisé un exercice de grande envergure au stade Jean-Alric d’Aurillac à l’occasion de ses 50 ans.

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Les bénévoles de la Protection civile ont démontré qu’ils pouvaient être efficaces très rapidement.
Les bénévoles de la Protection civile ont démontré qu’ils pouvaient être efficaces très rapidement. - © C.Dubarry

La Protection civile du Cantal réunie samedi 11 avril pour célébrer ses 50 ans d’existence compte aujourd’hui 165 bénévoles dans ses six antennes d’Aurillac, Saint-Flour, Ydes, Mauriac, Riom et Saint-Urcize. Médecins, infirmières, secouristes ou logisticiens, ils ont secouru plus de 10 000 personnes ces dix dernières années sur un total de 3 000 postes de secours assurés sur diverses manifestations à risque dont le célèbre festival international du théâtre de rue. Le nombre de postes de secours ayant sensiblement augmenté ces dernières années en raison de l’évolution de la législation, d’environ 850 personnes secourues par an en moyenne jusqu’en 2010, on a compté plus de 1 500 intervention en 2012 et pas moins de 1 400 en 2013. C’est dire si les équipes coordonnées par les responsables de secteur sous la houlette du président François Richez ont fort à faire, tant sur le Cantal qu’en dehors du département (Paris, Millau, Limoges, Pau...).


Un exercice interdépartemental


Si la matinée de ce samedi particulièrement ensoleillé était consacrée à l’assemblée générale ordinaire de l’association - au terme de laquelle ont été récompensés les bénévoles les plus méritants de l’année - l’après- midi a donné lieu à un exercice de grande envergure auquel participait notamment la section de la Haute- Loire qui avait dépêché deux ambulances et six secouristes en renfort des huit ambulances cantaliennes. Simulant les conséquences tragiques d’un mouvement de foule dans les tribunes du stade Jean-Alric d’Aurillac, 24 figurants grimés en victimes avaient pris place sur les gradins, aux abords de la pelouse ou même sur le terrain. En quelques minutes, les sirènes d’une dizaine de véhicules gyrophares allumés se sont faits entendre devant les portes du stade. Un détachement d’éclaireurs en tenue orange et bleue est ensuite arrivée sur les lieux en courant pour évaluer la situation et ouvrir la voie à une soixantaine de secouristes en alerte. Sous le regard expert du président de la fédération nationale, Christian Wax, les bénévoles parfaitement organisés se sont rendus par petits groupes auprès des blessés présentant divers types de lésions, allant de la simple contusion à l’urgence vitale prioritaire.


Des secours efficaces et sereins


Evaluer la gravité des blessures, prodiguer les premiers soins, soulager la douleur, mais aussi rassurer les victimes et leur entourage cédant parfois à la panique, la mission des secouristes dépêchés au stade Jean-Alric a nécessité autant de compétences techniques que de sang froid. Soignées sur place ou évacuées sur des civières, les vraies-fausses victimes ont toutes été prises en charge efficacement en moins de deux heures : un véritable motif de satisfaction pour François Richez : “Nous avons pu vérifier la bonne coordination de nos moyens, la bonne maîtrise des gestes techniques et surtout la réelle sérénité de nos équipes face à une situation exceptionnelle. Nous souhaitons encore nous améliorer sur certains points comme la priorisation des degrés d’urgence, mais globalement, nous sommes très satisfaits du travail de nos bénévoles sur cet exercice.”


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