L'Union du Cantal 25 juin 2008 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

La fromagerie Morin part en éclaireur séduire de gourmands Japonais

Des contacts se nouent entre les entreprises agroalimentaires cantaliennes et une clientèle fortunée au Japon où nos produits de terroir sont élevés au rang de produits de luxe.

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Ce mois-ci, Xavier Morin était encore au Japon où il a noué de nouveaux contacts avec de puissants distributeurs.
Ce mois-ci, Xavier Morin était encore au Japon où il a noué de nouveaux contacts avec de puissants distributeurs. - © CCI

Xavier Morin est amoureux du Cantal. Du fromage autant que du département. C’est pourquoi cet affineur se bat pour faire connaître sa région et ses produits gastronomiques jusqu’à l’étranger. Un coup de coeur personnel pour le Japon l’a conduit au pays du Soleil levant pour faire des affaires. Son souhait, à présent, c’est de faire partager à la fois sa passion et ses contacts professionnels à d’autres entreprises agroalimentaires cantaliennes. Il s’appuie pour cela sur le réseau constitué par la Mission agroalimentaire du Cantal (Maac), la Chambre de commerce et d’industrie et son propre tissu de relations. C’est ce qu’il a expliqué cette semaine au cours d’une conférence de presse.

Du cantal à 64 euros/kilo

“Il y a une vraie demande à l’export dans des pays au fort pouvoir d’achat et où la France est perçue comme une référence”, témoigne-t-il. Et d’avancer un chiffre stupéfiant : du cantal au lait de vache salers vendu 64 euros/kilo (420 F) ! Ce n’est pas une hérésie dans un pays où Xavier Morin a constaté qu’un melon pouvait atteindre les 150 euros pièce (1 000 F). Les produits du Cantal y sont perçus comme un luxe. Son ami, le liquoriste Jean-Jacques Vermeersch, tient à lancer un message rassurant à ses confrères chefs de petites entreprises du Cantal : “Pas besoin de décrocher de grosses parts de marché dans des pays qui comptent des centaines de millions d’habitants”. parallèlement, M. Morin affirme qu’il est “plus facile d’exporter vers le Japon que de livrer certains clients parisiens ou du Sud de la France” !

Une valise cantalienne

“Il faut voir la politesse avec laquelle les Japonais passent commande et paient avant l’expédition”, témoignent ceux qui ont déjà pratiqué cet exercice. “Quant à la logistique, on peut livrer par avion en pratiquement 24 heures, alors qu’il faut trois jours pour traverser la France par la route”, poursuit Xavier Morin. Après avoir noué des contacts importants avec le puissant groupe Ken International Hisada, animé des conférences, organisé des repas avec d’importants décideurs, le maître affineur est décidé à accueillir dans le Cantal des acheteurs japonais courant septembre. Il a l’idée de leur proposer une “valise Cantal” qu’ils rempliraient eux-mêmes de produits à distribuer dans leurs circuits.

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