L'Union du Cantal 18 mai 2011 à 14h14 | Par R. Saint-André

La connaissance et la reconnaissance offertes aux aidants familiaux

Ils sont des milliers à s’occuper d’un parent dépendant. Ces aidants ne sont plus livrés à eux-mêmes depuis qu’une oreille attentive les écoute et répond à leurs questions.

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Difficile de savoir combien ils sont... Les aidants familiaux sont souvent discrets et ne bénéficient pas à ce jour d’un statut officiellement reconnu. Le Conseil général, en charge des affaires sociales, estime que le Cantal en compte entre 5 000 et 8 000. Autant de personnes qui assurent une assistance régulière à une personne proche qui, en raison d’un handicap, d’une maladie ou de son grand âge, a besoin de soins, d’accompagnement, de veille (voire de vigilance), d’aide aux activités domestiques... L’aide familial dont elle dépend n’est pas un professionnel. Et habitués à apporter une aide à un membre de leur entourage en situation difficile, les aidants familiaux pensent rarement à demander de l’aide... pour eux-mêmes.

Vingt partenaires

 

Pourtant, ils méritent un accès à la formation et un soutien moral et pratique, ne serait-ce que pour profiter de congés ou simplement, sur une journée, “souffler un peu”. Pour tendre vers cet objectif, peu à peu, divers dispositifs se mettent en place, dont l’accueil de jour et tout récemment un point “écoute info”, co-signé dans le département par une vingtaine d’associations et le conseil général du Cantal. Celui-ci a pour objet de répondre aux aidants en les écoutant, en les informant ou en les orientant après avoir repéré leurs attentes. C’est aussi les assurer d’une démarche de prévention et d’éducation à la santé et développer des actions nouvelles en adéquation avec les besoins identifiés. “Un principe novateur, unique sous sa forme : départemental, transversal et partenarial”, précise Jean-Claude Dumas, directeur de l’Union des associations familiales du Cantal (Udaf 15). Le dispositif “écoute info” s’articule autour d’un pôle ressources, véritable lieu de veille pour l’ensemble des associations impliquées qui œuvrent en synergie sur ce projet. Ces engagements sont traduits dans une charte co-signée lundi 9 mai à Aurillac. Une chargée de mission a été recrutée et un “animateur- écoutant” - poste financé par le Conseil général - assurera une permanence téléphonique, du lundi au jeudi de 13 h 30 à 17 heures.

 

La charte co-signée avec le Conseil général permet de mutualiser des moyens pour faciliter la vie des aidants familiaux.
La charte co-signée avec le Conseil général permet de mutualiser des moyens pour faciliter la vie des aidants familiaux. - © RSA

Cercle vertueux

 

“La charte des engagements est évolutive”, promettent les partenaires de ce pôle ressource. D’ici septembre, il est prévu d’informer les professionnels médico-sociaux sur le dispositif et d’assurer des rencontres sur l’ensemble du territoire. L’Udaf espère une logique de cercle vertueux, où les réponses seront toujours plus pertinentes et adaptées après avoir répondu aux premières demandes.

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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