L'Union du Cantal 22 août 2012 à 15h56 | Par Jean-Marc AUTHIE

L’industrie hôtelière du Cantal au ralenti depuis le printemps

L’Umih, vient de faire une enquête sur le début de saison et tire la sonnette d’alarme sur une activité qui a baissé de près de 10 % depuis le mois d’avril.

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Thierry Perbet, président de l’Union des métiers et des industrie de l’hôtellerie, et PhilippeMorillon, gérant du Relais d’Alsace d’Aurillac.
Thierry Perbet, président de l’Union des métiers et des industrie de l’hôtellerie, et PhilippeMorillon, gérant du Relais d’Alsace d’Aurillac. - © J.-M. Authié
L’Union cantalienne des métiers et des industries de l’hôtellerie vient de dresser un bilan de début de saison. Pour Thierry Perbet, président de l’Umih Cantal, il y a “un petit malaise et cela s’accroît au fil des ans”. Cette analyse s’appuie sur une enquête menée uniquement auprès des professionnels de l’hôtellerie-restauration (sans les bars et les brasseries). Sur les 650 établissements recensés, près de 300 entreprises ont une activité d’hôtellerie-restauration “et 80 % de ces établissements sont adhérents chez nous”, précise le président. Pour l’enquête, l’Umih a envoyé près de 140 questionnaires “et une trentaine nous est revenue à ce jour, et qui montre bien une baisse d’activité de l’ordre de 8 à 10 %”.

Plusieurs facteurs à l’origine de cette baisse

 

Et selon le patron de l’Union, “plusieurs facteurs sont à l’origine de cette baisse”. Tout d’abord, une baisse du ticket moyen et ce, quel que soit le type d’établissement. L’exemple du Relais d’Alsace confirme cette tendance. “Ici, nous affichions l’an dernier, à la même période, un ticket moyen de l’ordre de 20 euros. Il est actuellement de 15 euros”, explique Philippe Morillon, gérant du restaurant. “La clientèle a tendance à modifier sa façon de consommer, enchaîne le président de l’Umih. Cela se traduit par moins de vin à table, ne plus prendre le petit déjeuner, commander seulement un plat et un café...”, “voire prendre un plat pour deux”, constate aussi Philippe Morillon. Outre le porte-monnaie auquel le consommateur fait très attention, la météo n’a pas été non plus un facteur favorable depuis avril. “Les entreprises de certains secteurs ont vraiment été touchées, notamment en zone de montagne ou sur les sites touristiques, relève Thierry Perbet. La baisse de la fréquentation s’est faite ressentir et elle est parfois liée à la baisse du nombre d’animations.” Dans cette enquête, certains établissements affichent un chiffre d’affaires amputé de 30 %. “Cette baisse est de toute façon un phénomène national. Le problème, c’est que la période estivale est souvent la période où les entreprises font de la trésorerie pour le reste de l’année. C’est inquiétant car tout le monde a besoin d’investir pour développer son entreprise.” Moins de clients, moins de recettes, baisse du ticket moyen, cela joue forcément aussi sur l’emploi. D’autant qu’un dernier critère vient enfoncer le clou selon l’Umih. “Les associations font de plus en plus de repas elles-mêmes et ne font plus appel aux professionnels. Obligatoirement cela fait de la concurrence à nos établissements. Il faut absolument réglementer cela car, et j’insiste : ce ne sont pas des professionnels de la restauration qui eux créent de l’emploi.” jean-marc authié

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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