L'Union du Cantal 18 août 2017 à 08h00 | Par C. Fournier

L'art du débroussaillage en terrain difficilement accessible

A l'occasion d'une journée Innov'Action organisée à Pierrefort par la Chambre d'agriculture et le GPA de Pierrefort, une démonstration d'une débroussailleuse télécommandée a eu lieu.

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Une soixantaine d'agriculteurs ont suivi la journée.
Une soixantaine d'agriculteurs ont suivi la journée. - © C. Fournier

Les terres de Claude Rouchez, à l'EARL d'Isergues de Pierrefort, ont servi de cadre à une démonstration de débroussailleuse télécommandée. Un outil synonime de gain de temps et de main d'oeuvre, gage aussi de sécurité car l'engin peut intervenir sur des pentes allant jusqu'à 55 degrés... "Sur ces endroits inaccessibles avec un tracteur, cela passe sans problème et nous disposons d'une large gamme de produit", explique le commercial de la société Quitté, basée à Niort, importateur pour la France de la marque britannique Bomfort et de sa débroussailleuse Flailbot. Le porte-outil sur chenille peut être équipé d'une trentaine d'accessoires dont les plus courants (faucheuse, atomiseur, chargeur, etc.). "Il y a un marché qui évolue et vers lequel se tournent les grosses exploitations, les Cuma mais aussi les entreprises de travaux agricoles et les collectivités territoriales, les Départements et les loueurs de matériels. Depuis l'an dernier, nous importons cet appareil et nous en avons déjà vendu une quinzaine depuis février", explique Alexis Texier. Le prix ? Il reste confidentiel, mais bien moins mystérieux, le constructeur anglais annonce son prix via Internet (pour le marché anglais) : 58 500 £ soit environ 65 000 EUR . (Modèle Flailbot 40 HP équipée d'une tête broyeuse de 1 500 mm). Pour Claude Rouchez, "cette parcelle était particulièrement adaptée à la démonstration. Il y a dix ans, se rappelle-t-il, c'était de l'herbe et elle était pâturée. Aujourd'hui, faute de main d'oeuvre, elle est pleine de genêts et quasiment impossible à débroussailler. Par exemple, pour un agriculteur qui a la fibre écologique, il n'est pas facile de gérer un tel handicap et c'est soit l'entretien soit la plantation... Quant à moi, je cherche une alternative au produits phyto..." Aussi, pour lui, "ce matériel répond bien aux attentes et si des entreprises l'adoptent, il y a aura alors un vrai potentiel..."

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