L'Union du Cantal 31 mars 2010 à 14h14 | Par J.-M. A.

L’anglais et l’irlandais en ligne de mire

Le CDT du Cantal vient de lancer une mission de deux ans pour infiltrer le marché anglo-saxon.

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Après une première tentative plutôt réussie de démarchage de la clientèle touristique belge et néerlandaise, Cantal tourisme souhaite cette fois cibler le marché anglo-saxon avec l'Angleterre et l'Irlande. Pour se faire, il a mandaté, pour une mission de deux ans, Ailbhe Pounau, irlandaise d'origine, spécialisée dans le tourisme et le démarchage des tours opérateurs. "Il existe un public "tour opérateur" qui s'intéresse au marché de l'Auvergne et du Cantal. Encore faut-il qu'on soit dans ce marché et que l'on s'intéresse à ce marché". Pour Emmanuel Briant, directeur de Cantal tourisme, pas question de passer à côté d'un tel potentiel. C'est sur le ton de l'offensive qu'il a convié les professionnels "de l'été" pour la présentation de ce nouvel outil mis à leur disposition.

 

 

Ailbhe Pounau aura en charge d’attirer la clientèle anglaise, irlandaise, belge et néerlandaise sur le territoire cantalien.
Ailbhe Pounau aura en charge d’attirer la clientèle anglaise, irlandaise, belge et néerlandaise sur le territoire cantalien. - © J.-M.A.

La visibilité a un coût
En effet, Ailbhe Pounau va être chargée de mettre à disposition des professionnels qui voudront entrer dans la démarche un outil, "un service qui ne vous coûte rien. Cependant, il faut qu'un maximum d'hébergements soit répertorié. Il faut rendre le Cantal plus visible dans ces pays. Les tours opérateurs sont des intermédiaires incontournables pour l'étranger. Mais cette visibilité a un coût initial". Ce coût, c'est le commissionnement des tours opérateurs "d'au minimum 20 %. Nous sommes sur un marché très concurrentiel et il faut se placer dans ce marché, non seulement pour palier un souci de remplissage, mais surtout parce qu'il faut se dire qu'il vaut mieux vendre moins cher que de ne pas vendre du tout", insistait la chargée de mission. Dans le plan d'actions proposé, A. Pounau a donc invité les professionnels hébergeurs à se faire connaître "et à voir comment nous pouvons travailler ensemble et avec la clientèle étrangère. Et puis il faut savoir que si un client vient chez nous pour la première fois, et qu'il est satisfait, il reviendra de lui-même, sans forcément passer par un tour opérateur". Ailbhe Pounau devait d'ailleurs se rendre à Nice pour le plus grand rassemblement de tours opérateurs du monde. "C'est un rendez-vous très important, une sorte de speed-dating du tourisme et j'ai déjà 22 rendez-vous confirmés, dont neuf qui ont déjà travaillé avec moi, et une quinzaine en cours", précisait-elle. Mais ce n'est pas tout, la chargée de mission a déjà un planning bien rempli. En avril, elle se rendra en Irlande car plusieurs tours opérateurs semblent déjà intéressés par la destination Cantal.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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