L'Union du Cantal 15 mars 2006 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

L´Adeca se présente sous son nouveau jour

L´association d´éleveurs du Cantal organise une série de neuf réunions pour présenter son fonctionnement et ses filières.

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Un virage important a été pris par l´Association pour le développement de l´élevage cantalien (Adeca). Un changement stratégique qui lui aura permis d´obtenir une première reconnaissance en 2004, avant une reconnaissance définitive, le 17 novembre 2005. Cette organisation de producteurs se donne pour principale mission la mise en marché de produits maigres ou gras, à travers des filières conventionnelles ou identifiées. Chacune étant pensée en fonction d´une demande spécifique et profitant d´outils mis en place au profit de l´éleveur. Pour présenter son fonctionnement, l´Adeca organise une série de réunions -tant pour ses adhérents que pour les éleveurs indépendants- en présence du président, Denis Costerousse, d´administrateurs, (dont un négociant) et d´au moins un des deux co-directeurs, David Pons ou Gilles Malvesin. Ils rappelleront notamment comment les commissions de mise en marché (une pour le gras, une pour le maigre), associent les éleveurs et les professionnels du négoce.

1150 éleveurs et 70 entreprises de négoce et de boucherie

"Ces commissions trimestrielles permettent de se projeter dans l´avenir, en fonction de l´évolution de tendances des marchés ; de savoir quel type de production correspond le mieux à la demande", explique M. Malvesin. "Tout ce qui est dit au cours de ces réunions est naturellement communiqué aux éleveurs", précise M. Pons. Cette orientation prioritaire se traduit donc par la mise en place de filières qui intéressent 1150 éleveurs et 70 entreprises de négoce et de boucherie dans le Cantal. Pas moins de 50 000 animaux sont ainsi commercialisés en maigre (dont 35 000 mâles) et 12 000 animaux en gras (40 % en vache de réforme, 28 % de génisses de moins de 12 mois, 20 % de veaux sous la mère, 13 % de génisses grasses de 30 mois). Parmi les filières maigres proposées, citons le "broutard non-OGM" (12 500 veaux commercialisés par 5 exportateurs) avec un retour de plus-value de l´ordre de 22 euros par femelle et 26 euros par mâle ; le "broutard salers de race pure", engraissé en Loire-Atlantique pour alimenter le réseau de restauration Flunch ; le circuit conventionnel du broutard qui irrigue l´Espagne et surtout l´Italie.

Des filières maigres et grasses

L´Adeca multiplie aussi ses filières grasses avec le label rouge "Boeuf fermier aubrac", démarche au fort potentiel de développement dans laquelle 35 éleveurs se sont déjà engagés?(animaux?vendus?en moyenne 3,68 euros/kg) ; le "Label rouge salers", avec une dizaine d´éleveurs et quatre entreprises référencés ; le label rouge "Veau fermier élevé sous la mère", en place depuis 1999 qui a déjà séduit 146 éleveurs (1860 veaux commercialisés en 2005) et 13 points de vente dans le Cantal ; la génisse "Boeuf du Cantal", une certification née en 1994 qui intéresse 125 producteurs, 540 animaux certifiés (sur 1100 certifiables) vendus auprès de 12 bouchers et 2 grossistes. Sur ce dernier point, les co-directeurs de l´Adeca sont unanimes : "L´offre est inférieure à la demande". Le prix moyen des génisses grasses salers pure et croisées charolais est de 3,61 euros pour un poids en général autour de 375 kg. "C´est entre 0,15 et 0,20 euros de plus que du conventionnel", indique David Pons.

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