L'Union du Cantal 18 novembre 2009 à 15h21 | Par Renaud Saint-André

L’activité des Haras nationaux sera maintenue dans le Cantal

Les départs précipités du ministre Barnier et du directeur général Roche-Bruyne avaient plongé le sort d’Aurillac dans l’expectative. On y voit aujourd’hui plus clair.

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Bercée de promesses qui n’ont pas été tenues à ce jour, une partie du personnel des Haras finit par ne plus croire aux bonnes nouvelles. Pourtant, elles se sont multipliées ces derniers jours, notamment à travers des communiqués du secrétaire d’État, Alain Marleix, assurant à deux reprises le maintien du site aurillacois. Il faut dire que depuis 2008, les Haras d’Aurillac sont dans la tourmente. D’abord, des craintes pesaient sur son activité dans le cadre d’une restructuration globale. Ensuite, un incendie a laissé perplexe le monde du cheval. Mais rapidement, des promesses de reconstruction étaient formulées, notamment par le ministre de l’Agriculture de l’époque, Michel Barnier. Après quelques péripéties liées au désamiantage du chantier, rien n’est fait et la campagne d’étalonnage 2009 s’est faite dans des conditions difficiles.

La raison des doutes

“Début 2009, Nicole Blanc, sur commande de l’Élysée, remet un rapport où elle préconise que les missions d’étalonnage ne soient plus du domaine du service public”, rappelle Samuel Fauvel, représentant CGT du personnel. “François Roche-Bruyne n’applique pas assez rapidement la réforme, Nicole Blanc devient la nouvelle directrice générale des Haras. Le nouveau schéma doit être opérationnel au 1er janvier 2010. Or, Aurillac ne figure pas sur la liste des sites maintenus de façon sûre”, affirme Samuel Fauvel en brandissant la copie d’un courrier signé de l’association nationale France Trait, où le président Pasermadjian fait part de son inquiétude. En fait, le site aurillacois n’a que peu de chance de devenir un lieu d’accueil d’événements sportifs nationaux, comme ce sera le cas à Pompadour, Cluny, Saumur et quelques autres sites. Il n’apparaît pas dans cette fameuse liste des haras maintenus dans le cadre du nouvel Institut français du cheval et de l’équitation (né d’une fusion avec l’École d’équitation). En revanche, l’activité d’Aurillac a toute sa place dans le cadre d’un autre établissement, France Haras, qui a pour rôle de regrouper les missions d’identification de terrain, d’étalonnage concurrentiel, de conseil en ingénierie... Bref, des services rendus aux éleveurs. D’où, une certaine confusion. À ce titre, la stabulation incendiée sera bien reconstruite, assure Alain Marleix qui a œuvré aux côtés du député Vincent Descœur pour que l’État confirme son accord de financement des travaux. La parole d’un ministre, candidat tête de liste aux élections régionales, devrait garantir l’avenir du site aurillacois...

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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