L'Union du Cantal 29 décembre 2010 à 11h01 | Par J.-M. Authié

Jean-Philippe Artigue crée la première ferme ambulante du Cantal

Ancien charcutier de métier, Jean-Philippe Artigue a toujours été attiré par les animaux. Avec Animado15, il a concrétisé un vieux rêve, pour le bonheur des petits et grands.

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Amoureux des animaux, c’est peu de le dire ! En créant sa microentreprise en mars 2010, Jean-Philippe Artigue concrétise un vieux rêve d’enfant : travailler avec les animaux. Ainsi est née la première ferme ambulante du Cantal, une ferme qui, au gré des demandes publiques ou privées, part à la rencontre des hommes, des femmes et des enfants. Originaire de La Roquebrou, marié et père de trois filles, Jean-Philippe Artigue a toujours baigné dans le milieu des animaux. “Mes parents étaient agriculteurs. Il y a toujours eu toutes sortes d’animaux à la maison. Cela a déclenché en moi une véritable passion”, explique l’intéressé. Pourtant, Jean-Philippe s’orientera vers une autre voie. “Je suis charcutier de formation. J’ai travaillé pendant plus de 20 ans, mais un accident du travail m’a empêché de poursuivre mon activité.” C’était en 2003.

 

 

Légende : Jean-Philippe Artigue élève tous ses animaux de petite taille sur deux hectares, chez lui à Siran.
Légende : Jean-Philippe Artigue élève tous ses animaux de petite taille sur deux hectares, chez lui à Siran. - © J.-M.A.

De la suite dans les idées

 

J.-P. Artigue ressort alors son vieux rêve du placard. “Mon premier objectif était de créer un parc animalier dans le Cantal. Mais cela n’a pas pu se faire pour différentes raisons.” Loin de désarmer, Jean-Philippe est embauché en 2006 par la municipalité de Goule (Corrèze) pour relancer et développer l’activité des Tours de Merle. “Avec mon équipe, nous avons créé le parc animalier, poursuit-il. La collaboration n’aura duré que trois ans.” En effet, les élections de 2009 et le changement de municipalité auront eu raison de son enthousiasme. Là encore, M. Artigue n’abdique pas. Après une nouvelle période de réflexion, et un projet avorté de création d’un parc animalier sur le bassin aurillacois, il se lance. “Je me suis dit : puisque je ne peux pas faire venir les gens à moi, alors c’est moi qui irai à eux”. Veilleur de nuit à l’hôtel Saint-Pierre d’Aurillac, l’ancien charcutier met un an pour peaufiner son projet. Sa ferme ambulante est désormais composée d’une soixantaine de petites bêtes en tout genre : des poules (négressoie, nagasaki, bramha, coq de pêche...), des lapins (angora, papillon, nain...), des canards (mandarin, pompon, coureur indien...), des oies (grise, frisée...), des chèvres naines, des moutons, des poneys, des ânes, des perruches, des petites vaches... “Tous les animaux sont suivis par la direction des services vétérinaires. J’ai un certificat de capacité pour les animaux domestiques. Je demande actuellement l’agrément pour intervenir dans les écoles.”

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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