L'Union du Cantal 21 octobre 2015 à 08h00 | Par Renaud Saint-André

Agri emploi 15 : “Je peux, en confiance, me libérer du temps pour ma famille et mes loisirs”

Depuis qu’il fait appel à un salarié partagé avec huit autres agriculteurs, Lionel Rambaud arrive à faire face aux surcharges de travail et peut même se libérer du temps.

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“Un travail allégé est un travail mieux fait.” La formule est celle d’un utilisateur régulier des services du groupement d’employeur départemental Agri emploi 15. Lionel Rambaud, installé depuis 1998(1) en élevage laitier à Mentières (canton de Saint-Flour), est convaincu qu’à deux on avance bien plus vite, de manière plus efficace et que, grâce à une motivation accrue, au final, la mission est mieux réalisée. Lorsque le besoin de main d’œuvre se fait sentir, il fait appel à Franck Terrisse, salarié qui intervient à la demande. Mais l’autre volet essentiel pour lequel Lionel Rambaud embauche Franck, c’est pour se libérer du temps, tout en restant très confiant sur le travail qui sera effectué sur son exploitation : “Je prends une semaine de vacances l’été ; quelques week-ends pour des fêtes familiales ; des journées pour des sorties professionnelles ou pour accompagner mes enfants dans leurs études.” Bref, permettre à l’agriculteur un vrai choix de vie.

À la carte

Au total, Franck Terrisse assure ici entre 15 et 20 jours par an. Il intervient ainsi chez neuf employeurs différents (une réunion téléphonique mensuelle fixe le planning). Pas encore de quoi remplir un temps plein, mais presque. Son temps de travail est annualisé, il peut donc en pleine saison assurer jusqu’à 44 heures par semaine durant douze semaines consécutives. De nouvelles candidatures d’employeurs pour la saison hivernale (soins aux animaux, traite, etc.) seraient d’ailleurs les bienvenues. D’autant que si les missions qu’on lui confie sont extrêmement variées (lire ci-dessous), le salarié s’en acquitte avec succès. Et pas besoin d’avoir besoin de beaucoup d’heures, Agri emploi 15 est justement basé sur la souplesse d’utilisation et la simplicité administrative. “Tout est cadré, on fait signer la fiche de présence et Agri emploi se charge de la facturation”, explique l’éleveur-employeur. Naturellement, il y a un coût. Mais aussi des compensations fiscales intéressantes, comme le souligne Annie Soulier, responsable administrative de la structure.

Dans la salle de traite, Franck Terrisse aux côtés d’un de ses neuf employeurs, Lionel Rambaud de Mentières.
Dans la salle de traite, Franck Terrisse aux côtés d’un de ses neuf employeurs, Lionel Rambaud de Mentières. - © R.S-A

Pas si cher...

Ainsi, un crédit d’impôts équivalent à 50 % est accordé sur les 14 premiers jours et la TVA est récupérable. Le kilométrage (0,23 €/km) n’est facturé qu’au-delà du 40e kilomètre (aller-retour). Un calcul suffisamment intéressant pour que Lionel Rambaud conserve le même objectif : “Embaucher jusqu’à un jour par semaine. Je fais le choix d’investir dans autre chose que de la ferraille.”

 

(1) En Gaec avec ses beaux-parents jusqu’en 2005 et désormais en individuel.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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