L'Union du Cantal 16 juillet 2008 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Investir dans un chien de troupeau pour se rendre la vie plus facile

À l’image de Pierre Monier, de plus en plus d’éleveurs font confiance à un chien bien dressé pour faciliter les déplacements du troupeau et les manoeuvres de contention.

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Pierre Monier, éleveur laitier à Lacapelle-del-Fraisse, ne s’appuie sur le travail d’un chien pour l’aider à la ferme que depuis quatre ans. Rapidement convaincu, il a pris le sujet tellement à cœur, qu’il assume aujourd’hui la présidence de l’Association cantalienne des utilisateurs de chiens de troupeau. Car bien sûr le chien est efficace sur les oies ou les moutons, mais il l’est tout autant sur les bovins, preuves à l’appui. “Nous organisons des démonstrations tout au long de l’année et un concours amical pour démontrer à un public d’agriculteurs - majoritairement des éleveurs bovins - l’intérêt et l’efficacité du travail avec un chien de troupeau dressé”, explique Pierre Monier.

Comme s’il était doté d’un sixième sens, le chien perçoit, souvent plus vite que l’homme, l’animal qui cherche à s’échapper.
Comme s’il était doté d’un sixième sens, le chien perçoit, souvent plus vite que l’homme, l’animal qui cherche à s’échapper. - © R. S.-A.

L’aide du spécialiste

Car pour être performant, le chien et son maître doivent nécessairement avoir suivi ensemble une formation. Celle-ci est dispensée par Thierry Lemorzadec qui a décroché à deux reprises un titre de champion de France. “Et il faut travailler régulièrement à la maison, ne pas hésiter à investir un peu de temps sur les deux premières années pour ensuite tirer les marrons du feu pendant dix ans”, remarque le président de l’association cantalienne. Parmi les autres conseils prodigués : que le chien ait son propre “chez lui”. Il ne doit pas être confondu avec un animal de compagnie. Il vit en chenil et, lorsqu’il sort, il exprime son besoin de se défouler en travaillant auprès des animaux et de son maître. La hiérarchie et le respect entre l’éleveur, le chien et le troupeau doivent toujours être respectés. Mais quel résultat ! “Mon vétérinaire venu vacciner dans le cadre de la prévention contre la FCO était stupéfait”, témoigne Pierre Monier, fier de son expérience. Près de deux heures de gagnées sur ce que le vétérinaire estimait. Le chien a su en quelques minutes rapatrier les animaux et les conduire quand il le fallait dans un couloir de contention.

Sélectionné sur ses aptitudes

Et si la plupart des chiens de troupeaux sont noirs et blancs, c’est que le border collie a fait ses preuves. Il est en outre le seul canidé à être sélectionné sur ses aptitudes au travail. Ce n’est pas un hasard s’il y en a de plus en plus, aux pieds des éleveurs.

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