L'Union du Cantal 29 février 2012 à 09h16 | Par Jean-Marc Authié

Handicap - Hormis Aurillac, le Cantal reste peu accessible

L’Association des paralysés de France vient de rendre public son baromètre de l’accessibilité des préfectures de France.

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La loi sur le handicap de 2005 exige notamment l’accessibilité à tous les bâtiments publics d’ici au 31 décembre 2014. Afin de conforter cette loi, l’Association des paralysés de France publie depuis trois ans un baromètre de l’accessibilité des chefs-lieux des 96 départements du territoire. Bien qu’Aurillac soit classée dixième en 2011, il reste encore beaucoup de travail à faire sur l’ensemble du département cantalien. “Aurillac remonte au classement et l’on constate avec satisfaction les efforts effectués ou à venir sur la ville. Mais tout n’est pas encore parfait”, explique Daniel Mondor, de l’APF Cantal en charge du volet accessibilité. Car le collectif est très vigilant sur la capacité des personnes handicapées à pouvoir circuler librement dans les rues, ou tout simplement à pouvoir accéder à un bâtiment public ou encore un magasin.

 

Les membres de l’APF Cantal restent vigilants sur les améliorations à apporter dans les communes.
Les membres de l’APF Cantal restent vigilants sur les améliorations à apporter dans les communes. - © J-M.A

Tous concernés

 

Si Aurillac fait des efforts (lire encadré), ce n’est pas forcément le cas de toutes les sous-préfectures ou encore des communes du Cantal. “Il existe aujourd’hui un outil qui devrait servir à toutes les communes de France. Le Plan de mise en accessibilité des voiries et équipements publics aurait dû être remis par chaque commune depuis 2009. Or, nous constatons que c’est loin d’être le cas et que les problèmes sont toujours aussi nombreux.” Loin de vouloir fustiger les élus, l’APF dresse simplement un constat. “À Saint-Flour, un superbe travail a été réalisé pour rendre la cathédrale et sa nef accessibles, admet Jean-Michel Guy, directeur par intérim de l’APF Cantal et directeur de l’APF Lozère. Mais la circulation dans les rues reste encore très compliquée.” De même, l’association ne voit rien venir du côté de Mauriac, encore moins sur l’ensemble des 260 communes du Cantal susceptibles d’accueillir le public handicapé. “Chose incroyable, 85 % des cabinets médicaux ou paramédicaux restent inaccessibles pour nous, rajoute Maurice Lamouroux, également membre de l’APF Cantal. Et que dire des commerces qui ne sont pas soumis à cette loi”, sauf pour les créations après juillet 2011. Dans l’ensemble, le Cantal n’est donc pas un département accessible et les différentes associations qui composent la Commission départementale de l’accessibilité (APF, Arch, Adapei...) sont très vigilantes sur tous les dossiers qui passent entre leurs mains. “Nous n’hésitons plus à émettre un avis défavorable si cela ne nous convient pas”, insiste Daniel Mondor. En fait, l’APF milite pour que la notion d’accessibilité “soit complètement intégrée dans l’esprit des Français et ce, dès le plus jeune âge, note Maurice Lamouroux. Aujourd’hui, on estime que 10 % des habitants d’un bassin de vie sont handicapés (tous handicaps confondus). Si l’on ajoute les personnes âgées et les parents en poussettes, on arrive même à 40 % de la population”. “L’accessibilité peut se résumer en trois mots : circuler, accéder, utiliser. S’il en manque un, alors ce n’est pas bon. En cette période d’élections, présidentielle et législatives, nous demandons aux candidats de soutenir notre pacte 2012 “Pour une société pour tous” (voir sur www.apf.asso.fr). Ce sont douze engagements fondamentaux et incontournables pour le mieux vivre ensemble”, conclut Jean-Michel Guy.

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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