L'Union du Cantal 30 mai 2007 à 00h00 | Par P.Piganiol

Gilles Amat, rapporteur national pour les JA

Gilles Amat fait partie des trois rapporteurs qui préparent le rapport d’orientation national des JA.

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Gilles Amat préside les JA d’Auvergne et siège au conseil d’administration national.
Gilles Amat préside les JA d’Auvergne et siège au conseil d’administration national. - © L'Union du Cantal
Président des JA d’Auvergne, le Cantalien Gilles Amat fait partie des quatre jeunes agriculteurs qui représentent la région Auvergne-Limousin au sein du conseil d’administration national des JA. A ce titre, il a été désigné parmi les trois rapporteurs chargés de préparer le rapport d’orientation qui sera présenté et débattu lors du prochain congrès national des JA, du 19 au 21 juin à Epinal. Rapport qui s’intitulera “Un pacte alimentaire, le défi d’une agriculture durable”. “L’objectif qui nous a été assigné, c’est de mener une réflexion prospective et de formuler des propositions que porteront les JA dans le cadre des négociations à l’Organisation mondiale du commerce, du bilan de santé de la Pac en 2008 et de sa réforme en 2013”, confie le rapporteur.
“Le libre échange ne règle pas les problèmes”
Les trois rapporteurs se sont mis au travail en décembre dernier. Ils ont rencontré nombre d’experts et de responsables politiques français ou européens, et rédigé un projet de rapport qui a été présenté courant avril dans les régions. Ils ont d’abord fait le constat que la population mondiale va considérablement augmenter et que, dans ce contexte, la question de la souveraineté alimentaire des États et des peuples est en train de revenir au premier rang des préoccupations. Or, selon eux, “le libre échange ne règle pas les problèmes”. Il amène à produire là où c’est le plus rentable, à spécialiser les productions en rendant les États vulnérables, il détruit les économies agricoles des pays les plus pauvres...”. 

Des défis à relever 
“On parle de suppression des aides et de démantèlement de la Pac. Nous démontrons au contraire dans le rapport qu’on ne peut pas laisser l’agriculture a la merci des seules lois du marché”, commente Gilles Amat. Les JA constatent qu’en Europe, le système de la préférence communautaire a permis de garantir le développement d’une agriculture tout en assurant une sécurité alimentaire et sanitaire. “Alors que, lorsqu’on supprime les barrières douanières, on met en compétition des agricultures aux écarts de compétitivité très importants”, souligne le rapporteur auvergnat. “Nous plaidons donc pour un maintien des protections aux frontières, qui permette de conserver une agriculture productrice en Europe, et de développer une agriculture dans les pays défavorisés”, dit-il. Au-delà de l’enjeu alimentaire, le rapport aborde les autres défis que l’agriculture doit relever, tant au niveau environnemental que de la
production d’énergies.

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