L'Union du Cantal 19 octobre 2011 à 14h21 | Par CHRISTIAN FOURNIER

Garabit-Millau - Réussir un doublé à l’Unesco avec les deux viaducs

Les anciens ministres Godfrain et Gayssot ont décidé d’unir leurs voix pour faire élire les viaducs au patrimoine mondial de l’Unesco.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
En cette journée de lundi, l’heure était à la création d’un comité de parrainage. Objectif : entamer la procédure d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture des deux ouvrages situés à 100 km l’un de l’autre et construits à 120 ans d’écart. Cependant, prévenait le sénateur Pierre Jarlier, “il s’agit là d’une démarche de longue haleine qui demande détermination, soutien et persévérance et au moins cinq ans pour y arriver, parfois plus…” Dans le monde entier, “le soleil ne se couche jamais sur l’ensemble de l’empire Eiffel”, faisait remarquer Jacques Godfrain. “Cela fait 30 ans que je me préoccupe du viaduc, de le faire connaître, et cette extraordinaire journée est l’aboutissement de ces années de passion et de travail. Le viaduc est une formidable locomotive pour Garabit que l’on avait un peu tendance à oublier…”, ajoutait le président du syndicat mixte Garabit Grandval, Louis Clavilier.
Un classement à l’Unesco serait notamment synonyme de développement touristique.
Un classement à l’Unesco serait notamment synonyme de développement touristique. - © C.F.

Des chances potentialisées

 

Autour d’une table de l’hôtel “Beau site”, le bien-nommé, face au viaduc, l’ambition des participants était bien de lancer une vaste opération médiatique pour “la candidature unique de deux ouvrages situés sur l’axe autoroutier, dans un territoire homogène, le Massif central. “Une démarche pour laquelle il est “capital que l’ensemble des acteurs locaux s’engagent”, à l’instar des maires de Ruynes-en-Margeride et de Loubaresse, Gérard Delpy et Bruno Paran qui confirmaient leur soutien à ce projet qui, selon Jacques Godfrain, s’inscrit dans “une philosophie de rapprochement des civilisations que prône justement l’Unesco…” Cette double candidature, pour Jean-Claude Gayssot, “multiplie les chances de voir le dossier accepté”. Quant aux conséquences qu’un tel classement aurait, c’est bien simple : “Cela multiplierait par deux le nombre de visiteurs”, avançait Jacques Godfrain, sachant quand même qu’un éventuel classement n’est pas ad vitam aeternam, mais doit être reconduit périodiquement et engage ainsi l’État, car le produit doit être à la hauteur de ses prétentions. Enfin l’Unesco n’est pas synonyme de financements mais de notoriété… Prochaine étape, une nouvelle rencontre du comité de parrainage début 2012, permettra de connaître l’état d’avancée du projet, la réponse des ministres de la Culture et de l’Écologie, préalable à un éventuel classement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union du Cantal se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 19 unes régionales aujourd'hui