L'Union du Cantal 18 mars 2014 à 08h00 | Par Patricia Olivieri

Fréchou-Mathonier-Moins - Premier débat à trois de la campagne

Trois hommes, trois styles et engagements différents. Un point commun : ils se présentent devant le suffrage des Aurillacois et ont accepté un premier débat tripartite à l’invitation des médias.

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Des candidats sereins mais sans excès de confiance à une grosse semaine du premier tour.
Des candidats sereins mais sans excès de confiance à une grosse semaine du premier tour. - © PO

J-9, ce vendredi 14mars. Une après-midi encore quasi-estivale dont les trois candidats à la mairie d’Aurillac n’auront guère l’occasion de savourer le soleil. Ce jour-là, ils ont rendez-vous dans les locaux de la Chambre d’agriculture avec quatre médias locaux - radios Jordanne FM et RPA, les titres La Voix du Cantal et L’Union du Cantal - pour ce premier débat à trois depuis le début de la campagne. Une échéance que Stéphane Fréchou (liste Vivantes), Pierre Mathonier (“Aurillac pour tous”) et Jean-Antoine Moins (“Pour vous, pour Aurillac”), abordent sereinement mais sans excès de confiance. Comment infléchir l’érosion démographique, améliorer le cadre de vie des Aurillacois, dynamiser le centre-ville et ses commerces, faire de la ville-préfecture un poumon économique par ailleurs exemplaire sur le plan écologique… Autant de sujets sur lesquels les candidats ont livré leur vision et projets. Extraits.

 

Attractivité économique

Pour Jean-Antoine Moins, elle repose sur un triptyque : faire de l’îlot des Frères-Charmes “une véritable locomotive commerciale avec une halle permanente et une permanence médicale” et développer une activité touristique autour de l’îlot Saint-Géraud dans le cadre d’un projet européen, en lien avec la création d’une école de langues.Second axe : la mise en place d’un pôle numérique dans le quartier Saint-Eugène regroupant entreprises et formations. Enfin, l’installation d’une pépinière d’artisans sur la zone d’Esban. Pierre Mathonier a lui mis en avant l’action “particulièrement efficace menée depuis deux mandats”, citant le village d’entreprises, la zone d’Esban - où un compromis de vente a été signé avec Hydrolec pour 6000m2 et et où des discussions sont en cours avec une autre société pour 2 ha, ce qui portera à plus de 50%le taux de réservation de la zone : preuve pour le maire que le prix du m2 n’y est pas si exorbitant... Autre dossier brandi par l’édile : La Sablière, ses 350emplois et 70million d’euros d’investissements privés. Un candidat pour lequel la gestion prévisionnelle des emplois est aussi un enjeu déterminant. Stéphane Fréchou a lui avancé “des propositions toutes sim- ples” : un poste de délégué à l’économie numérique, secteur “où travaillent plus de 200salariés sur la Caba et qui nécessite de l’émulation”. “On ne croit pas à l’arrivée de grandes entreprises sur Aurillac”, a ajouté le porte-parole, militant au contraire pour le développement de l’économie sociale et solidaire notamment dans le domaine de l’aide à la personne. La liste Vivantes prône elle une autre vocation pour l’îlot des Frères-Charmes : en faire un lieu de co-working (travail en commun) pour les auto-entrepreneurs.

 

Développement durable

Le projet de réseau de chaleur bois a été l’objet de passes d’armes entre le maire sortant et le candidat Moins. Pour Pierre Mathonier, comme pour Stéphane Fréchou, la ressource bois locale est une opportunité à valoriser avec un réel potentiel d’emplois de ce réseau chaleur (30 emplois attendus) et une filière “qui n’attend que ça”. Les retombées économiques étant estimées à 2 millions d’euros et la baisse de charges à 10%dès le début pour les 3000logements qui seront ainsi alimentés. Considérant que la préoccupation environnementale n’était pas l’apanage de tel ou tel courant politique, Jean-Antoine Moins a lui mis l’accent sur une ambition d’autosuffisance énergétique pour la ville et ses bâtiments publics. Pour Stéphane Fréchou, le développement durable ne se résume pas à sa dimension environnementale : “La première des choses, c’est de passer de la démocratie partagée à la démocratie participative, de la concertation à la co-gestion” via la création de comités des usagers et un droit de saisine des services sur tous les dossiers. Pour lier ambitions sociales et environnementales, il rappelle la demande des Verts en faveur de la création d’un droit d’accès à des jardins pour les personnes dans la précarité. Un projet sur Brouzac qu’il espère “ne pas voir resté dans les cartons”. Sur le volet des transports publics, le constat de l’inadaptation et l’insuffisance de l’offre actuelle est partagé par MM.Fréchou et Moins. Le premier propose d’aller progressivement vers des bus moins polluants et moins couteux, mais avec davantage de rotations, de mettre à l’étude une seconde navette, de revoir l’ensemble du plan de circulation, notamment autour des grandes entreprises. Le second projette de se pencher sur des navettes électriques. Pour sa part, le maire sortant a fait part de la volonté de son équipe d’intensifier les actions en faveur de la réduction des pesticides utilisés par la Ville, et de développer son plan vélo, son Agenda 21. Enfin, impossible pour la liste Vivantes de ne pas évoquer la question des déchets et “l’hérésie de les voir exportés”.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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