L'Union du Cantal 14 avril 2004 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Franc succès pour les jeunes reproducteurs salers

La meilleure génétique salers est cantalienne, mais elle s´exporte. La vente de jeunes reproducteurs à la station de Sansac-Veinazès en a apporté une nouvelle fois la preuve.

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Une fois encore, des éleveurs de la France entière sont venus chercher à Sansac-Veinazès le complément génétique qui manque à leur troupeau salers, viande ou lait. Mercredi 7 avril, ils se sont partagé le gros du lot. Sur la cinquantaine de veaux sélectionnés pour leurs index supérieurs à 98, seulement une dizaine a été vendue à des éleveurs cantaliens, cinq dans le Puy-de-Dôme et autant dans l´Aisne, département particulièrement attaché à la race, devant l´Oise, le Cher, la Côte d´Or, le Doubs, l´Indre...

Un "réservoir" incontournable

"Nous sommes le réservoir incontournable des zones extérieures au berceau de race", constatait Bruno Faure, directeur du Herd-book salers à l´issue de la vente aux enchères. Les Cantaliens ont préféré acheter en ferme. "Dommage que les sélectionneurs cantaliens ne profitent pas davantage de cet outil d´évaluation génétique", commentent M. Faure et son président M. Tafanel. Sur les dix animaux pour lesquels les enchères se sont le plus envolées, deux seulement resteront en terre cantalienne. Un troisième a été acheté en copropriété par un éleveur du Cantal et un autre de Seine-Maritime. Le programme génétique salers, incitatif grâce à des aides octroyées par le conseil général, fonctionne pourtant bien, comme en témoigne le nombre d´inséminations supérieur aux prévisions. La raison d´une relative désaffection est ailleurs. Peut-être en raison d´une sécheresse qui fait que les achats de fourrage ont sérieusement grevé les trésoreries. Et puis la concurrence est rude.

Un record à 4 923 euros

Cette semaine, 35 veaux ont été vendus aux enchères à 2 663 euros de moyenne (17 470 F). En légère baisse par rapport à l´an dernier où, il est vrai, l´offre était plus limitée. C´est toutefois "Uranium", à Pierre Malvezin de Junhac, qui a décroché le record de la vente à 4 923 euros (32 300 F). Un record supérieur à celui de 2003. Le premier prix est parti pour 1 600 euros (10 500 F), valeur de la mise à prix. Parallèlement, deux jeunes taureaux destinés à l´insémination ont dépassé les 5 330 euros (35 000 F)... Ce sont les éleveurs ou les représentants de coopérative ayant inscrit la plus forte somme dans les enveloppes fermées et ramassées à chaque tour qui repartent avec l´animal convoité. Des reproducteurs à la qualité génétique que le Herd-book veut toujours plus plus "irréprochable", constatant que les acheteurs sont très exigeants sur les critères techniques. Bruno Faure l´a constaté. "Ils veulent des index", résume-t-il.

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