L'Union du Cantal 03 juin 2014 à 15h52 | Par C.Jahnich/APAP

Elle fait "liker" la Salers sur Facebook

Patricia Freyssac élève avec son mari des salers en système trait. Depuis plusieurs années, elle alimente en photos et articles une page Facebook et un blog avec un vif succès.

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C'est devenu un rituel pour Patricia Freyssac : tous les jours, elle poste deux photos sur sa page Facebook.
C'est devenu un rituel pour Patricia Freyssac : tous les jours, elle poste deux photos sur sa page Facebook. - © C.Jahnich

Tous les jours, matin et soir, Patricia Freyssac a rendez-vous sur son exploitation : ses vaches salers l'attendent pour la traite. Tous les jours, matin et soir, l'agricultrice a aussi rendez-vous sur son ordinateur : ses fans l'attendent sur la toile. "Un jour, j'ai vu un éleveur qui parlait de son métier sur Facebook et j'ai eu envie de faire pareil", confie-t-elle. Depuis, Patricia est devenue accro. Une vraie geek, pour le plus grand plaisir de ses 4 500 "followers". "Deux fois par jour, je poste une photo, raconte-t-elle. C'est devenu un rituel et ils l'attendent : si j'oublie, on me le reproche gentiment !"

En direct de l'élevage


Avec ses clichés pris sur le vif, l'agricultrice partage son quotidien : la naissance d'un veau, la traite, le soin aux génisses, la sortie du taureau, le pâturage... "Parfois, la qualité de la photo est moche, mais ça plaît quand même, explique cette autodidacte. L'important, c'est que ce soit du direct, de l'insolite. Les gens aiment aussi beaucoup les paysages : montagnes, prairies en fleurs, etc. Ils ont besoin de retrouver leurs racines." Sur Facebook, Patricia veut montrer "des conditions de travail de rêve", sans pour autant occulter les difficultés du métier. "Je pousse régulièrement des coups de gueule, avoue-t-elle. Quand un sujet me prend, j'écris ce que je pense avec mes mots et j'envoie. J'aime lancer des débats." Impulsive, Patricia Freyssac a son franc-parler. Avec elle, aucun sujet n'est tabou. Sur son blog, elle a d'ailleurs publié des articles "qui sont bien passés" sur les primes des agriculteurs, le bien-être animal ou encore le fromage salers qui porte bien mal son nom.

Coups de gueule


Mais c'est sur Facebook qu'elle préfère désormais échanger. "J'aime cette réactivité, explique-t-elle. Je poste et cinq minutes après, j'ai des commentaires." Patricia Freyssac récolte surtout des réponses positives, des "j'aime" à la pelle, mais aussi des critiques. "Quand on s'expose, on sait qu'on va prendre des coups, reconnaît l'agricultrice. Mais la discussion ouvre l'esprit et permet de casser les préjugés, du moment qu'il y a du respect." L'agricultrice se dit aussi surprise, et fière, qu'autant de personnes se confient à elle, en toute confiance (et confidentialité, jure-t-elle). Toujours à coeur ouvert, l'agricultrice leur répond (en privé) et poste parfois des sujets qui font écho à leurs préoccupations. Et si Patricia ne s'attendait certainement pas à un tel succès (des journalistes de France info, Wikiagri et même Paris Match l'ont sollicitée), l'important pour elle est de "continuer à se faire plaisir" en tenant une page fidèle à ses valeurs. Une page qui lui ressem- ble : sensible, généreuse, sincère, sans prétention. Et les gens "like"!

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