L'Union du Cantal 08 novembre 2017 à 08h00 | Par Jean-Marc Authié

Élisabeth Borne a-t-elle mis dans le mille pour le désenclavement du Cantal ?

La ministre des Transports était à Aurillac lundi. Une journée bien remplie entre plusieurs visites matinales et le lancement des Assises nationales de la mobilité dans l’après-midi.

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En visite dans le Cantal lundi, et plus précisément sur Aurillac, Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, y a ouvert, pour la région Aura, les Assisses nationales de la mobilité. Elle est également intervenue sur deux volets essentiels du désenclavement cantalien : la ligne aérienne et la RN 122. Deux dossiers abordés en matinée avec les élus(1), avec un aparté sur le rail. L’invitation lancée par Jacques Mézard, le ministre cantalien de la Cohésion des territoires, a donc été parfaitement reçue. Lors des visites sur le terrain, Élisabeth Borne a pu se rendre compte de la réalité cantalienne.

Élisabeth Borne, ministre des Transports, a été accueillie, notamment, par Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires.
Élisabeth Borne, ministre des Transports, a été accueillie, notamment, par Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires. - © J.-M. A

“Il faut accorder la priorité aux territoires comme ici”

“Quand je dis que parfois, on demande des milliards, ici, dans le Cantal, nous ne sommes pas sur ces ordres de grandeur. Il faut qu’on accorde la priorité, dans la loi de programmation des infrastructures, pour des territoires comme ici, loin des autoroutes, loin des grands axes et qui ont besoin d’avoir une véritable feuille de route. Il ne faut pas avoir une France à deux vitesses”, affichait la ministre. Pour ce qui est de la RN 122, cela se traduirait par des perspectives d’amélioration des trajets pour les habitants, de modernisation, de sécurisation. Une vue d’ensemble large, “mais programmée dans le temps”. Pas de grandes annonces donc, mais la confirmation d’un appui ferme de l’État. La ministre confirmait ainsi “les 7 M€ pour la déviation de Sansac. Nous serons à vos côtés”. Un soutien qui a pris tout son sens quand elle a abordé le sujet de la liaison aérienne. “Je souhaite que l’on travaille rapidement ensemble pour préparer la nouvelle OSP (NDLR : obligation de service public). Il s’agira évidemment de conforter la connexion de votre territoire à Paris.” En fin de matinée, les acteurs économiques informaient la ministre des “incidents quotidiens” sur la ligne, mais, plus positif, de la barre des 32 000 passagers qui a été franchie. Cela a aussi pris du sens lorsqu’Élisabeth Borne a évoqué le rail. “Je souhaite que l’on tienne les engagements des contrats de plan État-Région. On a promis 36 milliards de projets TGV dans toute la France. Si l’on ne corrige pas le tir, cela va se faire au détriment des réseaux du quotidien. Les contrats de plans doivent être et seront respectés.” Si rien n’a encore été promis, cette visite de terrain a confirmé la passerelle étroite entre les deux ministères du Transport et de la Cohésion des territoires. Le Cantal attend maintenant du concret.

(1) Vincent Descœur, député, Josiane Costes, sénatrice, Isabelle Sima, préfet du Cantal, Martine Guibert, vice-présidente de la Région, Bruno Faure, président du Département, Michel Roussy, président de la Caba...

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