L'Union du Cantal 27 juillet 2011 à 11h20 | Par P. Olivieri

Élever la pyramide Puy Mary au rang de Grand Site de France

Avec l’inauguration d’une troisième maison de site, le Syndicat mixte du Puy Mary a posé une nouvelle pierre à un édifice visant à marier préservation et développement.

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Et de trois : vendredi 15 juillet, profitant d’une courte pause médiatique entre le passage du Tour de France et celui du Mondovélo, les élus du Syndicat mixte du Puy Mary ont procédé à l’inauguration d’une nouvelle maison de site du Grand Site Puy Mary à Dienne, la troisième sur les cinq que comptera ce réseau de sites ressources, après celles de Mandailles et du Pas de Peyrol. Cinq, comme les sommets de la pyramide, nouvel emblème retenu pour communiquer autour du vaste territoire forgé il y a plusieurs millions d’années par le plus grand volcan d’Europe. L’ancienne ferme-bloc du XIXe siècle, acquise en 2004 par le syndicat et située sur le bord de la RD 680 à l’entrée du bourg en venant de Murat, a été savamment reconvertie tout en conservant ses espaces originels pour faire de ce vaste bâtiment la maison de site de la vallée de l’Impradine et de la Santoire, porte d’entrée principale des visiteurs sur le massif. Ouverte de 10 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 heures cet été, elle abrite pour l’heure une double exposition temporaire de photographies et matériels sur l’agriculture locale et la fabrication fromagère sachant que les futures installations muséographiques déclineront cette même thématique de l’agriculture et des savoir-faire dès l’été 2012.
La pyramide comme fil conducteur de ce Grand Site né du plus grand volcan d’Europe.
La pyramide comme fil conducteur de ce Grand Site né du plus grand volcan d’Europe. - © P.O.

Des retombées pour les vallées

 

Car le parti pris du syndicat est bien d’attirer les quelque 475 000 visiteurs annuels en transit au col du Pas de Peyrol dans les vallées qui rayonnent au départ du Puy Mary pour leur faire découvrir la richesse du territoire en leur donnant, dans ses maisons, les clés de lecture du paysage et de l’activité liée à ce site. Une opération engagée sur la période 2007-2013 par le Syndicat qui vise un double objectif : “Un objectif de préservation d’un site naturel d’exception à forte fréquentation et donc fragilisé, et un second objectif extrêmement important de développement dans des vallées confrontées à un déclin démographique”, a exposé Bernard Delcros, président du Syndicat, convaincu que le Cantal est pleinement positionné pour répondre aux attentes d’une société en quête de proximité avec la nature, d’environnement, d’authenticité et de sécurité. D’où ce projet de faire de ce volcan nourricier, première vitrine touristique du Cantal, un véritable levier pour la création de nouvelles activités, d’emplois et pour l’impulsion d’un sursaut démographique dans le cadre d’un nouveau mode de développement harmonieux. Coût total, non négligeable, de ce programme pluriannuel : neuf millions d’euros. Mais à ceux à qui ce chiffre fait déjà grincer des dents, Bernard Delcros rétorque : “Si on ne fait rien, on connaît le résultat. On a besoin de tels investissements. Comme on n’est pas très fortuné, il faut aller chercher des fonds hors département.” C’est précisément ce à quoi s’est attelé le syndicat qui peut se prévaloir d’un ratio de subventions extérieures (Europe, État, Région) atteignant les 80 %. “Il vaut mieux que l’argent de l’Europe et de l’État soit investi dans le département que rendu à Bruxelles”, a déclaré le vice-président du Conseil général. Mais pas question pour autant de se substituer à l’initiative privée, l’opération Grand Site visant aussi à “donner confiance pour susciter l’implication des professionnels”. Des professionnels que la labellisation en Grand Site de France, pour laquelle le Puy Mary postule, pourrait finir de convaincre. Le verdict est attendu pour fin 2011-début 2012, sachant que seuls 37 sites en France bénéficient de ce précieux classement. En attendant, quoi qu’il arrive, le syndicat a assuré que les deux autres maisons, celle du Claux et du Falgoux, fleuriraient d’ici fin 2013, de même qu’un projet au col de Serre et un aménagement paysager conséquent au col du Pas de Peyrol (début des travaux cet automne).

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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