L'Union du Cantal 26 janvier 2015 à 08h00 | Par P.Olivieri, R.Saint-André, J-M.Authié, C.Fournier, F.Pigot

Elections départementales : les candidats ne se bousculent pas

À trois semaines de la clôture des dépôts de candidature, de nombreuses interrogations persistent sur le nom des postulants à un mandat tout aussi incertain.

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Les 15 nouveaux cantons, effectifs dès 2015.
Les 15 nouveaux cantons, effectifs dès 2015. - © L'Union du Cantal
Il y a un mois, tous l’assuraient, confiants : d’ici mi-janvier, ils seraient en ordre de marche pour les Départementales avec la liste indélébile de leurs binômes candidats. Les agapes sont passées, l’émotion post-attentats aussi et à trois semaines de la date buttoir de dépôt des candidatures, les différentes formations politiques semblent encore bien en peine pour trouver les fameux binômes bicéphales homme/femme pour l’ensemble des 15 nouveaux cantons issus du redécoupage territorial. D’autant que pour être valide, chaque binôme doit s’adjoindre deux suppléants, ce qui porte à quatre le nombre de postulants, et pour les partis les plus ambitieux qui voudraient être en lice sur tous les cantons, cela suppose  pas  moins  de  60 noms à trouver.

Un vrai casse-tête

Un vrai casse-tête d’autant que les compétences, moyens et l’avenir même à moyen terme des conseils départementaux restent une nébuleuse. “Je leur souhaite bien du courage pour faire campagne dans ces conditions  !”, glisse un élu. L’exercice proche du Rubik’s-cube s’avère  visiblement tout aussi complexe pour le parti socialiste (et ses éventuels partenaires) dans l’escarcelle duquel le redécoupage était censé faire tomber un certain nombre de cantons. Aussi, à droite comme à gauche, les discussions, tractations, se poursuivent tous azimuts. La Majorité départementale espère pouvoir communiquer début février, les binômes PS seront soumis au vote des militants début février également, à quelques jours seulement de la période de dépôt des candidatures en préfecture (du 9  au 16 février). Dans ces conditions, le tour d’horizon des forces en présence au 24 janvier est tout provisoire.

Aurillac 1 : sur ce canton englobant Ytrac, les candidats titulaires de la Majorité départementale sont connus avec la conseillère régionale Sylvie Lachaize en tandem avec Roland Cornet, maire d’Ytrac. À gauche, Florence Marty briguerait un nouveau mandat (avec qui ?). Vive la gauche avait pour sa part annoncé en décembre la candidature de Lionel Maury.

Aurillac 2 : sur le canton du centre-ville aurillacois, le sortant socialiste Charly Delamaide devrait repartir avec en face de lui le binôme de la Majorité départementale Jean-Antoine Moins/ Besombes.

Aurillac 3 : Henri Manhès repartirait dans la bataille au nom de la Majorité départementale en binôme avec Anne Tissier. À gauche, le binôme PRG-PS Costes-Calmette revient avec insistance dans le Landerneau aurillacois et Franck Rey entrerait dans la danse pour Vive la gauche. Le binôme Jamel Belaidi-Flavie Nourisson pourrait aussi se présenter sur l’un de ces deux cantons et d’autres noms circulent : ceux du maire de Teissières-les-Bouliès Yves Coussain, de Patrick Lampre (opposition aurillacoise), de l’UDI Nicole Moissinac.

Arpajon-sur-Cère : le maire d’Arpajon, Michel Roussy se lancera-t-il dans la campagne sur ce vaste canton dont les limites méridionales touchent l’Aveyron ? À droite, Vincent Descœur(1) associé à Isabelle Lantuéjoul (conseillère municipale d’opposition à Arpajon) est en ordre de marche pour tenter de faire basculer le canton. Des candidats communistes ou d’une plate-forme élargie sont également annoncés.

Maurs : canton épineux pour la Majorité départementale dont le binôme n’est pas encore officiellement adoubé. Le maire de Boisset, Joël Lacalmontie, ne cache plus son intention d’en être et a déjà constitué son duo avec Dominique Beaudrey de Marcolès, tandis que la question de la candidature du maire et conseiller général de Saint-Mamet, Éric Février, reste posée. François Vermande fait lui campagne sous un étendard indépendant. À gauche, la candidature du maire de Marcolès et président de la com com Cère et Rance en Châtaigneraie (en tandem potentiel avec Monique Delort) est forcément avancée sans être confirmée.

Vic-sur-Cère : autre canton dont la géographie - associant les vallées de la Jordanne, de la Cère et du Goul - suscite les candidatures. L’UDI Philippe Fabre est déjà dans les starting-blocs avec Annie Delrieux, une proche du sortant Louis-Jacques Liandier. À droite, si le nom du docteur Maurs a longtemps circulé, c’est finalement Géraud (et non Philippe) Maurs, ancien adjoint de Louis-Jacques Liandier,  qui briguera les suffrages en binôme avec Stéphanie Rouchet, actuelle suppléante de... Philippe Fabre. Le président de la communauté de communes Cère et Goul en Carladès, Michel Albisson, sera aussi de la partie avec la première adjointe de Vézac, Stéphanie Gardes. À gauche, silence radio.

Saint-Paul-des-Landes : la candidature de Michel Cabanes, conseiller général sortant du groupe GRD(2) de La Roquebrou et président de la com com Entre deux lacs est acquise. Le maire de Saint-Paul-des-Landes et président du Smoce entrera-t-il dans l’arène départementale ?

Naucelles : la tâche s’annonce ardue pour Bruno Faure (Majorité dép.), transfuge de feu le canton Salers et dont la position est plus qu’excentrée sur ce nouveau canton par rapport au sortant, Jacques Markarian (GRD) qui brigue lui aussi un nouveau mandat. À gauche, le seul nom connu pour l’instant est celui de Denis Gouteux pour Vive la gauche.

Mauriac : sur ce canton un peu amputé mais enrichi de celui de Pleaux et d’une partie de celui de Salers, la Majorité départementale a dû faire cohabiter deux conseillers généraux. Finalement, c’est Jean-Yves Bony, maire d’Ally et conseiller général de l’ex-canton de Pleaux, qui portera le flambeau. Gérard Leymonie, président du pays de Mauriac, maire et conseiller général, sera son suppléant. Côté femme, Marie-Hélène Chastre, la maire de Drugeac et actuelle suppléante de Gérard Leymonie sera titulaire avec Elda Cauda, adjointe à Saint-Martin-Valmeroux, pour suppléante. À gauche, pas grand chose pour l’instant. Les centristes semblent plus avancés avec une équipe en cours  de  constitution.  Mais le président du Modem ne sera pas candidat titulaire.

Riom-ès-Montagnes : un binôme est déjà constitué. Jean Mage, actuel conseiller général et maire de Condat, défendra les couleurs de la Majorité départementale, en tandem avec Claudine Robert, ancienne conseillère municipale de Riom-ès-Montagnes. Pour suppléant, ils ont Hélène Gérémie, une Menétoise salariée chez Lactalis, et Gérard Lample, maire de Moussages, vice-président du pays de Mauriac. En face, Alexis Monier, maire de Menet et vice-président du pays Gentiane, rechercherait son alter ego féminin. Les centristes tenteraient pour leur part de recruter des candidats.

Ydes : Stéphane Briant, maire d’Antignac, vice-président de l’UDI Cantal et de la communauté de communes Sumène- Artense, conseiller général du canton de Saignes, partira à la conquête du nouveau canton. Sur sa gauche, son collègue, Daniel Chevaleyre (PRG), vice-président de la communauté de communes, conseiller général et maire de Champs-sur-Tarentaine, a une longueur d’avance. Il s’est associé à Mireille Leymonie, adjointe à Madic et conseillère communautaire. Ils ont, pour suppléants, Dominique Vialle, conseillère municipale d’opposition à Lanobre, et Yves Magne, maire d’Arches et vice-président de la communauté de communes du pays de Mauriac. Alain Delage, conseiller communautaire et adjoint à Ydes, déclare se lancer également dans la bataille. Thierry Fonty, conseiller municipal d’opposition à Champs-sur-Tarentaine et conseiller communautaire de Sumène-Artense, serait également en lice pour Vive la gauche.

Saint-Flour 1 : si Alain Marleix ne fait plus mystère de sa candidature, le nom de sa colistière n’est pas connu. Il pourrait trou- ver sur son chemin son vieil ennemi, Pierre Jarlier, sénateur- maire de Saint-Flour, qui n’exclurait pas de se présenter sur l’un des deux cantons sanflorains.

Saint-Flour 2 : le conseiller général socialiste sortant, Gérard Salat est en lice mais peinerait à trouver son homologue féminin sur le secteur de Pierrefort. Face à lui, la Majorité départementale sera incarnée par Louis Galtier, maire de Pierrefort, conseiller général sortant du canton et président de la com com du pays de Pierrefort-Neuvéglise. Le nom de sa binôme n’est pas connu. Celui de Martine Guibert, adjointe de la majorité à Saint-Flour, circule en revanche sans qu’on sache au sein de quel tandem. Un binôme centriste est également annoncé.

Neuvéglise : Madeleine Baum- gartner, conseillère générale de Chaudes-Aigues, devrait être la candidate de la Majorité départementale. Le nom de Jean- Jacques Monloubou, maire de Saint-Georges et vice-président de la com com du pays de Saint- Flour-Margeride, revient aussi dans les discussions... dans le cadre d’un binôme potentiel avec son homologue de Neuvéglise, Céline Charriaud.

Murat : la candidature de Bernard Delcros n’a rien d’une surprise, reste à savoir avec qui il se présentera devant les urnes, comme toujours en candidat indépendant refusant toute forme d’étiquette.

(1) Avec Jnea-Pierre Delpont pour suppléant.

(2) Groupe du rassemblement démocratique.

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