L'Union du Cantal 16 mars 2005 à 00h00 | Par Jean-Marc Authié

Ecoles et services publics : persuader l´Etat de revoir sa copie

Plus de 800 personnes ont manifesté samedi 12 mars à Aurillac pour dénoncer les suppressions de postes et fermetures de classes envisagées par la nouvelle carte scolaire.

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Ces dernières semaines ont été marquées par des manifestations à répétition dans la quasi totalité des communes dont les écoles sont concernées par des projets de suppression de postes à la rentrée 2005. Samedi 12 mars, la mobilisation était départementale : plus de 800 personnes ont défilé de la gare à la préfecture d´Aurillac pour dénoncer le projet de carte scolaire 2005-2006 à l´appel de nombreuses organisations : l´Association des maires du Cantal (AMF), les Délégués départementaux de l´Education nationale (DDEN), la Fédération des conseils des parents d´élèves (FCPE), la FDSEA, la Confédération paysanne, l´Union départementale des élus socialistes et républicains (UDESR) et les organisations syndicales CFDT, CGT, Unsa, Solidaires et FSU.

Sauvons nos écoles et nos villages"

Venus de Coltines, Valuéjols, Ruynes, Ayrens, Saint-Etienne-de-Maurs, Labrousse, Reilhac ou encore Talizat, parents d´élèves, élus et syndicats étaient main dans la main. "Nous vivons déjà des moments difficiles, soulignait un père de famille. Si en plus on nous supprime des postes d´enseignants, donc des classes, on va droit à la catastrophe". Sur les pancartes et les banderoles, on peut lire : "Non à la casse territoriale, oui à une ruralité vivante", "Sauvons nos écoles et nos villages" ou encore "Parents, enseignants, ensemble pour les enfants". A la rentrée 2005, on prévoit "la suppression de 9 postes dans nos écoles et l´équivalent de 24 dans nos collèges et nos lycées", rappelle Jean-Paul Peuch, président de la FCPE. Dans une pétition lue à l´assistance, puis remise au cabinet du préfet, les signataires mettent en avant "des situations dramatiques vécues par des communes où des fermetures sont envisagées alors que les effectifs augmentent".

"Un gel immédiat des retraits..."

Cette situation est d´autant plus mal vécue par les élus qu´ils sont nombreux à faire des efforts, notamment dans la création de logements destinés à accueillir de nouvelles populations. Comme c´est le cas du côté de Saint-Flour. S´appuyant sur la loi de février 2005 relative au développement des territoires ruraux, les signataires exigent "le gel immédiat de tous les retraits d´emplois dont le Cantal est victime" et demandent aux représentants de l´Etat "d´initier une réflexion associant l´ensemble des partenaires et permettant de définir, puis de contractualiser, une organisation qui garantisse un service public de qualité pour tous, et sur l´ensemble du département". Un problème épineux auquel Bernard Filhol, président de l´AMF, tente d´apporter une réponse. "Que l´on nous enlève des postes, nous en avons l´habitude. Mais là, ce n´est pas justifié. Même si le Cantal est privilégié par rapport au taux d´encadrement, notre département reste très fragile. Nous méritons une autre approche au vu de nos réalités".

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