L'Union du Cantal 28 janvier 2009 à 14h55 | Par Christian Fournier

Divorce unanime avec l’AMTA

Lors de son assemblée générale, le CDMDT 15 a décidé de reprendre son autonomie et de se passer de l’AMTA.

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Guy Brun (3e en partant de la gauche), président du CDMDT, évoque une décision mûrement réfléchie.
Guy Brun (3e en partant de la gauche), président du CDMDT, évoque une décision mûrement réfléchie. - © C. F.

Le Centre départemental des musiques et danses traditionnelles du Cantal a tenu son assemblée générale samedi 10 janvier à Valuéjols. Il affiche en 2008 une progression constante de ses effectifs sur les trois pôles d’enseignement (Aurillac, Saint-Flour, nord Cantal). En 2002, le CDMDT 15 comptait 107 élèves, ils sont aujourd’hui 162, bénéficiant de cours hebdomadaires et bimensuels d’accordéon diatonique, de vielle et violon,  ce qui permet à chaque élève de choisir son cursus d’apprentissage.

Une décision réfléchie
Des inscrits en musique et danse qui ont aussi souscrit à une “nécessaire augmentation des tarifs”, le président Guy Brun soulignant “l’inégalité d’accès à l’apprentissage”, mais saluant la participation financière de plusieurs collectivités. À l’occasion de cette assemblée générale, destinée à régler les affaires courantes et dresser le bilan de l’année écoulée, succédait cependant une AG extraordinaire où, à l’unanimité, les présents se sont prononcés pour le divorce avec l’Agence des musiques en Auvergne (AMTA). Le 14 novembre dernier, le conseil d’administration du CDMDT 15 avait souhaité faire adopter lors de l’assemblée générale du 10 janvier, “son entière autonomie vis-à-vis de l’Agence des musiques traditionnelles en Auvergne”. C’est ce qui a donc été fait : “En 15 ans, il y a eu une évolution des différents CDMDT dans les départements et, si des liens se sont développés entre l’AMTA et les CDMDT 43 ou 63, il n’en a pas été de même pour nous. Nous avons développé la partie enseignement avec une AMTA de moins en moins présente et nous avons mis en place de nouvelles solidarités. Le réseau des CDMDT fonctionne mal”, a expliqué Guy Brun à l’issue de la réunion en raison “d’intérêts divergents avec un contexte local différent pour chacun. Un réseau se doit de prendre en compte les réalités culturelles, géographiques et sociales”. Et d’ajouter : “Nous n’avons jamais eu de retombées financières de l’AMTA qui nous permettait certes de bénéficier d’une mise à disposition de personnel mais, depuis sa réduction d’effectif, on ne peut même plus prétendre à cette mission. Nos relations sont aujourd’hui quasi inexistantes. Il fallait donc en tirer une leçon, nous l’avons fait. Je dois aussi préciser que je siégeais au conseil de l’AMTA (NDLR : dont aucun représentant n’était invité à l’AG) et que j’étais ces dernières années en désaccord avec ses décisions. Nous clarifions ainsi notre position. Quand un partenariat ne marche pas, il faut le dire”, a-t-il conclu. L’année 2008-2009 a néanmoins été marquée par un rapprochement avec l’Institut d’études occitanes, un samedi par mois à Saint-Flour, accueille en effet l’atelier de chant puis celui de conversation occitane.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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