L'Union du Cantal 10 août 2007 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Des subventions pour motiver la rénovation de nos burons

Une association œuvre pour la sauvegarde des burons cantaliens.

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André Papon, maire d’Allanche, a accueilli Marcel Besombes, président de l’association de sauvegarde des burons  qui oeuvre pour sauver un patrimoine local identitaire avant qu’il ne soit trop tard.
André Papon, maire d’Allanche, a accueilli Marcel Besombes, président de l’association de sauvegarde des burons qui oeuvre pour sauver un patrimoine local identitaire avant qu’il ne soit trop tard. - © R. S.-A.
Après Pailherols l’an dernier, l’association de sauvegarde des burons du Cantal avait choisi le Cézallier pour tenir son assemblée générale. Vendredi 27 juillet, à Allanche, les membres étaient nombreux à avoir répondu à l’invitation du président Marcel Besombes. Celui-ci a ouvert la réunion sur une bonne nouvelle : l’année 2006 a vu se concrétiser la restauration d’une douzaine de burons grâce aux aides cumulées du Feoga (Europe), du Conseil général et, parfois, de la Fondation du patrimoine. A propos des aides publiques, M. Besombes pense que le Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) devrait intervenir dans les prochains mois au titre de la “conservation et mise en valeur du patrimoine culturel et de l’amélioration du cadre de vie”.
Il n’est pas trop tard !

“Mais attention, ne seront éligibles que les projets qui auront déjà reçu une part de financement public. Par exemple, si le Conseil général abonde à hauteur de 10 %, le Feader interviendra également à hauteur de 10 %”, précise le président. Il estime que, pour motiver les propriétaires de burons qui menacent de tomber en ruines, il est indispensable d’arriver à 15 ou 20 % de financements locaux pour atteindre 40 % de subventions sur un projet. “Même s’il y a urgence, beaucoup de burons ou de granges d’altitude peuvent encore être sauvegardés”, assure le président Besombes. Evidemment, l’idéal demeure une restauration complète “à l’identique”, mais à défaut, une simple “mise hors d’eau” permet de préserver l’avenir. L’association a elle-même oeuvré directement en menant à bien des opérations de restauration sur des burons à Saint-Projet de Salers, au Fau, à Collandres, à Pailherols et à Albepierre Bredons. Elle a signé pour ces cinq bâtiments un bail à long terme avec les propriétaires et passé des conventions avec des associations de gestion locale.
De 1000 à... six seulement

Si autant d’énergie est déployée, c’est que les burons représentent un patrimoine emblématique en péril : en 1950, un millier de burons étaient en activité pour la production fromagère. En 2007, il n’en reste que six... Certains ont fort heureusement pu être sauvés en servant de cadre à une nouvelle activité : restaurant, gîte d’étape... Parmi les dernières réalisations spectaculaires, la renaissance du buron du Violental en 2006. Ouvert toute l’année (sans hébergement), il est propriété de la coopérative d’estive Coptasa. L’histoire de ce buron et de sa restauration, et au-delà celle de la vie des buronniers de jadis, est retracée dans un très beau DVD de 47 minutes, réalisé par Jean-Pierre Labastrou et projeté lors de l’assemblée générale : “Il était une fois le buron du Violental”. En outre, deux ouvrages sur les burons viennent d’être édités. Il s’agit des “Granges fromagères d’Auvergne” de Claude Chappe-Gauthier (où l’on soutient l’existence de premiers burons dès la fin du 12e siècle) et “Les burons perdus” de Gustave Burnol, illustré par Alain Delteil (ouvrage pour lequel l’association de sauvegarde a directement contribué).

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