L'Union du Cantal 09 janvier 2013 à 14h13 | Par Renaud Saint-André

Démographie - Le Cantal renoue avec l'attractivité, mais pas encore chez les plus jeunes

L'Insee vient de communiquer les chiffres de la population telle qu'elle était en 2010. Ce sont les toutes dernières données officielles donnant une tendance toujours d'actualité.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Ce sont les dernières statistiques officielles.Avec 148162 habitants au 1erjanvier 2010, le Cantal ne pèse que 0,2 % de la population métropolitaine.Les chiffres de l'Insee qui viennent d'être publiés confirment qu'il compte parmi les six départements (sur 96) les moins peuplés... Naturellement, il convient de regarder à la loupe pour constater des disparités territoriales assez importantes et surtout, comparer avec les évolutions précédentes pour remarquer que le fléchissement de la population cantalienne de ses dix dernières années n'a plus rien à voir avec les très fortes chutes enregistrées sur les décennies précédentes.Toutefois, si faible soit-elle, cette baisse de 0,2% par an en moyenne tranche avec la progression démographique enregistrée en France métropolitaine (+ 0,6 %) et en Auvergne (+ 0,3 %).
La population cantalienne diminue de 0,2 % chaque année, une baisse trois fois plus faible que celle enregistrée entre 1990 et 1999.
La population cantalienne diminue de 0,2 % chaque année, une baisse trois fois plus faible que celle enregistrée entre 1990 et 1999. - © Renaud Saint-André

La migration accentue le vieillissement

 

"Une attractivité retrouvée mais encore insuffisante pour stabiliser la population", analyse l'Insee.Depuis 1999, les personnes venant s'ins- taller dans le cantal sont plus nombreuses que celles qui en partent. Toutefois, ces mouvements se caractérisent par des arrivées de personnes proches de la retraite et un net déficit de jeunes entre 18 et 25 ans. "Ainsi, les migrations tendent à accentuer le vieillissement de la population et, à terme, le déficit naturel", constate l'Insee en rappelant que cette situation est contraire à la tendance nationale, l'excédent des décès sur les naissances grèvant déjà le nombre d'habitants (de 500 personnes par an environ entre 1999 et 2010). Parmi les trois arrondissements, seul celui du chef-lieu de département voit sa population augmenter. Toutefois, avec désormais 27924Aurillacois, la préfecture cantalienne enregistre une baisse de plus de 2 600 habitants sur la décennie entre 1999 et 2010, au profit des communes périphériques (Arpajon, Saint-Paul-des-Landes, Vézac, Ytrac...). Au sud du bassin d'Aurillac, les communes situées au coeur de la Châtaigneraie connaissent une nette expansion démographique. Sur l'arrondissement sanflorain, les communes proches de la sous-préfecture profitent de l'ouverture apportée par le développement de l'A75 et renouent avec une croissance démographique qu'elles avaient perdue depuis le milieu des années 70. Ce n'est pas le cas des communes rurales proches de l'Aveyron, de la Lozère et du Cézallier et au total, l'arrondissement perd 1360 habitants en dixans. Sur la même période, celui de Mauriac en perd 1 820. Depuis 1962, ce territoire, pénalisé par un déficit naturel persistant aura été amputé d'un tiers de sa population.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union du Cantal se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui