L'Union du Cantal 30 mai 2012 à 14h04 | Par R.Saint-André

Créer une OP et y adhérer pour sécuriser les éleveurs

Témoignage d’un producteur qui compte sur une future OPMassif central pour défendre ses intérêts.

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Bernard Malroux, producteur de lait àSaint-Étienne-de-Maurs.
Bernard Malroux, producteur de lait àSaint-Étienne-de-Maurs. - © R.Saint-André
Au fond du tiroir ! Voilà, selon sa propre expression, où a atterri, pendant des mois, la proposition de contrat adressée à Bernard Malroux, producteur de lait à Saint-Étienne-de-Maurs, par l’entreprise Lactalis qui le collecte. Aujourd’hui, il ne regrette pas d’avoir attendu l’avis éclairé du juriste de la FNPL avant de s’engager. “J’imaginais que l’entreprise, qui respecte les accords de prix et qui rencontre chaque trimestre le syndicat des éleveurs collectés, était plus proche des producteurs”, avoue-t-il. Car le fait que Lactalis refuse une signature tripartite, associant une organisation de producteurs (OP), a déçu Bernard Malroux. D’autant que d’autres grands groupes l’ont acceptée. Une “désagréable surprise” qu’estompent partiellement les récentes avancées obtenues dans la convention cadre, sous l’œil d’un médiateur. Alors, comme prévu par le calendrier initial, le contrat signé a été renvoyé avant le 30 avril.

“L’organisation de producteurs est une force”

 

“Que l’entreprise reconnaisse les OP est sécurisant”, témoigne l’éleveur prêt à adhérer dès qu’un groupement se mettra en place. “Ce sera même, à mon sens, une des adhésions les plus importantes pour notre avenir à nous, producteurs de lait”. Dans ce schéma, il compte sur l’implication de Claude Bonnet, actuel président du syndicat des éleveurs de Châtaigneraie livrant à Lactalis : “Il a montré sa détermination en faisant entendre notre voix à Paris, chaque fois qu’il le fallait”. Et puisqu’il faut plus de 200 producteurs pour qu’une OP soit reconnue, l’idée d’associer ceux de Châtaigneraie, de Riom-ès-Montagnes et du Puy-de-Dôme au sein d’une même organisation ne contrarie pas l’éleveur de Saint-Étienne-de-Maurs. “Se diviser n’a jamais été bon. Nous faisons tous le même métier et nous serons autour de 400 pour peser suffisamment et renégocier le contrat s’il y a lieu. Une vraie force”, analyse-t-il. Bernard Malroux espère désormais que la création de cette OP se fasse vite, avant l’automne. Sous peine que l’accord obtenu soit caduque.

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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