L'Union du Cantal 07 juillet 2006 à 00h00 | Par Peyre Arse Prese

Course de fond pour relancer la race des chevaux d’Auvergne

L’Association pour la sauvegarde et la relance du cheval d’Auvergne poursuit son travail de recensement et d’amélioration du potentiel génétique.

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Muriel Ronez et Ève Alcaïde vérifient grâce à la grille d’évaluation si les animaux correspondent bien aux critères de la race.
Muriel Ronez et Ève Alcaïde vérifient grâce à la grille d’évaluation si les animaux correspondent bien aux critères de la race. - © L'Union du Cantal
Depuis 1997, l’Association pour la sauvegarde et la relance du cheval d’Auvergne travaille à la rédaction d’un projet de stud-book pour la race, qui pourrait être présenté dès l’an prochain. Après une réunion au ministère de l’Agriculture, en mars dernier, la mise en œuvre de ce projet a été confiée aux Haras Nationaux. Michel Doulcet, sous-directeur des Haras d’Aurillac, est chargé de suivre le dossier de reconnaissance et d’accompagner l’association. “L’idée n’est pas d’en faire un cheval de sport mais de tourisme équestre, d’attelage et de petits travaux agricoles”, précise Muriel Ronez, permanente de l’association. L’association propose d’ores et déjà aux propriétaires de juments présentant les caractéristiques de la race une aide de 150 euros pour les inciter à faire saillir par un des huit étalons approuvés par l’association. Il s’agit avant tout de couvrir une partie des frais de déplacement et de pension chez l’étalonnier.


150 animaux recensés
L’objectif est de parvenir à une cinquantaine de saillies par an au lieu d’une vingtaine actuellement. 150 chevaux d’Auvergne sont recensés, principalement dans le Puy-de-Dôme (59) et le Cantal (24), mais Muriel Ronez est convaincue qu’il reste encore des animaux qui ont échappé à l’inventaire. L’association a, en effet, besoin d’augmenter les effectifs pour trouver d’autres souches et disposer ainsi d’un plus grand éventail génétique. Récemment, Muriel Ronez et Ève Alcaïde, qui suit ce dossier au niveau du Parc des Volcans d’Auvergne, étaient dans le nord Cantal où des animaux semblant correspondre aux critères de la race leur avaient été signalés. Il s’agissait d’inscrire certaines juments “à titre initial”. A cette occasion les deux animatrices ont pu mettre à l’épreuve la grille d’évaluation qui est désormais en place.

Des critères très précis
Pour être candidat, l’animal (âgé idéalement de plus de 3 ans) doit présenter une robe baie ou noire avec des crins très fournis et une double croupe. Le “nez de renard” est apprécié ainsi que les têtes légères. Le cheval d’Auvergne toise entre 1,45 m et 1,65 m pour un poids compris entre 450 et 650 kg dans un modèle bien compact. L’œil doit être expressif, le front large, le nez carré, les naseaux biens ouverts. Finalement, la plupart des animaux qui sont passés à la grille ce mercredi figuraient déjà dans l’inventaire de l’association et se trouvaient en instance d’inscription. Une pouliche née d’un étalon recensé pourrait être admise (après confirmation, dans trois ans). “Par hasard”, propriété de Patrick Véchambre, “devrait se sortir honorablement du protocole d’approbation des étalons”, selon Muriel Ronez.

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