L'Union du Cantal 25 février 2003 à 00h00 | Par

Comité technique ovin - Décliner la charte de relance de la production

Le Comité technique ovin (CTO) s´est réuni en janvier dans les locaux de la Chambre d´agriculture à Saint-Flour. A l´ordre du jour : une réflexion sur le revenu en élevage ovin et les systèmes de production, et la charte ovine.

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Présidé par Alain Troupenat, le CTO a ouvert sa réunion sur une intervention de Louis-François Fontant, président de la Chambre d´agriculture, qui a présenté la situation de l´agriculture cantalienne à la lumière des évolutions mises en évidence par le recensement général agricole 2000. Il a relevé un bon maintien du nombre d´actifs agricoles dans le département par rapport à la moyenne nationale, et il a remarqué que, sil les revenus ont globalement progressé en agriculture, ils restent très inférieurs à la moyenne nationale. D´où la nécessité selon lui de travailler à une amélioration des revenus des agriculteurs pour leur avenir et leur renouvellement.Optimiser le revenuPierre Estève (service Référence de la Chambre d´agriculture) a présenté alors deux systèmes : un mixte (vaches laitières et brebis) et un spécialisé, dont le revenu disponible se situe entre 25 et 30 000 euros par an. De cette présentation, il ressort que pour atteindre ces chiffres, il faut de bons résultats techniques (ex : productivité de 1,5 par brebis et par an) et une bonne maîtrise des charges. Les éleveurs présents ont retenu plusieurs pistes de travail pour optimiser ce revenu : les critères techniques (productivité, mortalité…), l´alimentation et l´autonomie fourragère, l´aspect sanitaire, l´organisation du travail et l´optimisation des produits.Le groupe se réunira dès mi-février pour aborder les principaux critères techniques qui jouent sur le revenu de l´éleveur.Une charte de relance de la productionDominique Troupenat a ensuite présenté la Charte interprofessionnelle de relance de la production ovine, qui vise trois objectifs : encourager l´installation, développer la production et reconquérir des parts de marché. En effet, les effectifs ovins français continuent de baisser, alors que seulement 40 % de la viande ovine consommée en France est produite par les éleveurs français. Il y a donc un potentiel de développement de la production, d´autant plus qu´elle bénéficie d´une image positive auprès des consommateurs.Cette charte nationale est reprise et déclinée au niveau des régions et des départements, associant les différents intervenants de la filière (organisations de producteurs, chambres d´agriculture, Adasea, syndicalisme, financeurs…). Dans ce cadre, plusieurs actions ont été réalisées au niveau régional ou dans le département pour faire connaître la production ovine. Pour l´avenir, il est notamment prévu de développer la sensibilisation à l´élevage ovin dans les centres de formation (avec mise en place d´un kit pédagogique), de faire connaître la production et ses atouts aux partenaires potentiels…Dans le Cantal, le CTO a proposé plusieurs pistes de travail pour 2003 : interventions des éleveurs dans les centres de formation (présentation du métier, des résultats techniques et économiques) ; recensement de cédants potentiels pour les mettre en relation avec les candidats à l´installation en production ovine (mixte ou spécialisée), articles dans la presse départementale, journées techniques et de formation…

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