L'Union du Cantal 10 octobre 2012 à 14h39 | Par P.Olivieri

Clocher Saint-Géraud : “Aide-toi et la Fondation t’aidera”...

Le 13octobre, à la Saint-Géraud, une souscription populaire sera lancée par la Ville pour le chantier de restauration du clocher de l’abbatiale en lien avec la Fondation du patrimoine.

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Son clocher s’élève comme un phare au-dessus des toitures du vieil Aurillac. Un clocher qui a pris des allures quasi bizantines, tout enturbanné qu’il est depuis six mois et le début des travaux de restauration de l’abbatiale dont les premières interventions ont démontré l’urgente nécessité. Aux dires de l’architecte maître d’œuvre du chantier, l’érosion de certaines pou-tres s’est avérée si avancée que des parties de l’édifice religieux ne semblaient tenir que par l’opération du Saint-Esprit... Des anecdotes de ce type, pas si anodines, des secrets et surprise sur la construction de ce point de repère de la ville-préfecture, les Aurillacois et amateurs du clocher Saint-Géraud devraient en découvrir samedi 13 octobre, jour de la Saint-Géraud, lors d’une journée co-organisée par les services culturel et rénovation urbaine de la Ville d’Aurillac de concert avec la Fondation du patrimoine, Logisens, les Amis de l’orgue de Saint-Géraud, la société de Haute-Auvergne et la Chorale du Millénaire.

18 mois de travaux et 1,7 millions d’euros

Une journée qui vise un double objectif : inciter les habitants à se réapproprier ce patrimoine historique et culturel tout en faisant le point sur les différentes étapes du chantier en cours, et les inviter par ailleurs à participer financièrement à sa restauration. “On se situe bien sûr dans une approche laïque, tient à préciser Pierre Mathonier, adjoint aux Finances, à la Rénovation urbaine et au Commerce. Conformément à la loi de 1905, l’entretien du bâtiment est à la charge de la collectivité et c’est à ce titre que les travaux ont été inscrits dans le budget de la ville.” Des travaux dont le montant a été estimé à 1,7 million d’euros, un total qui ne devrait cependant pas échapper à quelques avenants au terme des douze mois de restauration restant. Les aides de l’État s’élevant à 600 000 €, la Ville est donc engagée à hauteur de 1,2 million sur ce chantier qui va bénéficier d’une souscription populaire lancée le 13 octobre par l’intermédiaire de la Fondation du patrimoine. Ainsi, comme l’a confirmé Pascale Charmes, déléguée départementale de la Fondation, les dons souscrits pour l’abbatiale et collectés permettront aux particuliers mécènes de déduire 66 % de leur don de leur déclaration de revenus, les entreprises bénéficiant elles d’une déduction fiscale de 60 % dans la limite du 5/1 000e de leur chiffre d’affaires. Ce type de mécénat populaire marche, a assuré la déléguée qui cite des souscriptions totalisant en moyenne 10 000 € par projet mais avec une grande diversité de situations. Ainsi, la souscription lancée pour la restauration de l’église de Badailhac (moins de 200 habitants) a permis de réunir pas moins de 54 000 €.

Et plus la mobilisation du grand public sera forte, plus celle de la Fondation sera importante, le soutien financier que celle-ci engagera étant proportionnel au montant des dons récoltés.

Débutés au printemps 2011, les travaux devraient durer encore douze mois. Un chantier à découvrir, riche en surprises.
Débutés au printemps 2011, les travaux devraient durer encore douze mois. Un chantier à découvrir, riche en surprises. - © PO

De visite en surprises

 

Au-delà de ce volet financier et de ce mécénat qui, selon Pierre Mathonier, devrait permettre sans doute au mieux de financer les “extras” de travaux non prévus au budget initial, c’est d’abord une œuvre de vulgarisation que propose la municipalité. Vulgarisation de ce chantier unique sur quelque 20 étages (qui devrait encore s’étaler sur douze mois), au travers de visites gratuites en matinée, accompagnées par l’architecte et le chef des monuments historiques avec les différents corps d’artisans spécialisés associés à l’ouvrage. L’après-midi sera consacrée à une série de conférences sur un format court et dynamique afin d’intéresser les néophytes (lire ci-dessous) en ouvrant des portes, selon les termes de Patrick Carpentier, adjoint à la Culture. Libre à chacun d’ouvrir des vitraux pour aller plus loin...

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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