L'Union du Cantal 23 février 2005 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Christiane Lambert prêche pour l´agriculture raisonnée

Christiane Lambert, présidente nationale du réseau Farre, est venue montrer aux éleveurs du Cantal qu´ils ont tout intérêt à s´engager dans l´agriculture raisonnée.

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En 9 mois d´existence, le Forum pour une agriculture raisonnée et respectueuse de l´environnement (Farre) a enregistré 600 adhésions en France. Seulement deux agriculteurs du Cantal se sont inscrits dans la démarche. Christiane Lambert, présidente nationale et originaire du département, a souhaité se rendre chez l´un d´eux pour promouvoir auprès des éleveurs cantaliens les idées défendues par le réseau Farre. Samedi matin, elle s´est rendue sur l´exploitation de Paul Besson, adhérent Farre, en cours de qualification. Elle a d´emblée tenu à confirmer les propos tenus par le responsable de l´antenne locale du réseau, Michel Combes : "Pour les éleveurs qui ont signé la charte des bonnes pratiques, s´inscrire dans une démarche d´agriculture raisonnée ne constitue qu´un petit pas, facile à franchir".

Un petit pas, facile à franchir

Christiane Lambert conseille à chacun de "potasser le référentiel national". Certes, il contient pas moins de 98 points. Mais le seul fait d´être signataire de la charte départementale (soit environ la moitié des éleveurs du Cantal) suffit à remplir positivement 34 points du référentiel, dont certains chapitres tout entiers n´intéressent que les zones céréalières... "Pas d´irrigation ? Ni de vente de produits fermiers ? Pas installé sur une zone Natura 2000 ? C´est encore plus simple. Vous vous apercevrez vite qu´il suffit de très peu pour être dans les clous", assure la présidente. "Il serait dommage que le Cantal passe à côté", poursuit-elle en développant quelques arguments. "L´herbe ne pousse pas seule. Il revient aux éleveurs d´appliquer leur technicité. L´agriculture raisonnée n´a pas de recette pré-établie, mais laisse au contraire libre cours à chacun d´appliquer sa propre maîtrise. Et en général, plus on maîtrise la technique et les coûts, plus on a envie d´aller encore plus loin", assure-t-elle en s´appuyant sur le témoignage de Paul Besson.

Des économies

"Des marges de progrès peuvent être réalisées sur toutes les exploitations", garantit Mme Lambert. Elle insiste notamment sur les économies potentielles relatives à l´achat d´intrants chimiques après une analyse de sol. Une vision partagée aussi par Jacques Teran, marchand d´engrais, sensible à la bonne santé économique et environnementale des élevages du Cantal.
La Chambre d´agriculture s´implique également en proposant prochainement des sessions de formation et en promettant un suivi des élevages engagés.

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