L'Union du Cantal 13 octobre 2010 à 14h38 | Par Thierry Bousseau

CCI - Le “capitaine Bouniol” repart dans la bataille électorale

Bernard Bouniol présente une liste d’union féminisée et rajeunie aux prochaines élections consulaires.

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Candidat à sa propre succession à la tête de la CCI du Cantal, Bernard Bouniol a dévoilé vendredi soir la liste d'union qu'il conduira lors des élections consulaires du 25 novembre au 8 décembre. Cette liste, élargie à 36 membres contre 24, fait la part belle à de nouveaux entrepreneurs sans pour autant chambouler l'état-major "présidentiel" ; 19 des 24 membres sortants de la Chambre de commerce et d'industrie repartent ainsi aux côtés de leur président, signe d'une fidélité sans faille affichée par Raymond Lozano, Pierre-Jean-Flauraud, Philippe Matière, Christian Millette ou Jean Bruel. Des poids lourds de l'économie départementale n'ayant que faire de l'âge du capitaine : "Tu as la volonté et l'énergie d'un jeune homme", lui glisse Pierre-Jean Flauraud. "On a besoin d'un capitaine fort et tu es le président qu'il nous faut pour demain", ajoute Henri Manhès.

Deux listes en présence

Fort de ces soutiens fidèles, Bernard Bouniol a décidé d'apporter un peu de sang neuf dans sa liste, en intégrant de jeunes entrepreneurs symboles d'une génération estampillée "nouvelles technologies". Parmi eux Ethan Pierse, PDG de NetSocialMarketing, dont l'objectif est "d'apporter de nouvelles idées au sein de la CCI, autour notamment des techniques du webmarketing pour attirer de nouveaux chefs d'entreprise dans le Cantal". La liste du président sortant intègre également neuf femmes chefs d'entreprise parmi lesquelles France Grau (Vial'Traite Services), Marie Siquier (cabinet QHSE), ou encore Karine Robert (La Thomasse). Deux challenges se présentent désormais pour Bernard Bouniol. Le premier : barrer la route de la présidente du Medef Cantal, Martine Chimbault, qui a décidé de présenter sa propre liste aux élections consulaires. Une décision que Bernard Bouniol regrette amèrement : "La présidente du Medef, en annonçant sa volonté de briguer 20 places sur les 36 existantes, a souhaité provoquer la rupture des négociations". Rappelant que sa liste comporte des membres des deux syndicats patronaux, Bernard Bouniol a balayé d'un revers de main l'idée de primaires émise par Martine Chimbault, "qui n'est pas autorisée dans les CCI et n'aurait pu se faire qu'au sein même du Medef ou de la CGPME ".

- © Th. B.

"Mutualiser est une chance"

Le président de la CCI a tenu d'autre part à répondre aux critiques émises par Martine Chimbault sur la "gouvernance de la CCI" : "Aucune décision n'est prise en dehors des assemblées générales. La CCI est tout sauf une dictature, je rappelle d'ailleurs qu'elle est soumise à la tutelle du préfet. Quant au budget, il est visé par le trésorier payeur général". Deuxième challenge post-électoral : mener à bien le futur rapprochement avec la chambre régionale de commerce et d'industrie, conséquence directe de la réforme des CCI. Une "vraie révolution" selon Bernard Bouniol, qui ne souhaite pas pour autant "subir cette réforme : nous devons la transformer en opportunité, grâce à la mutualisation des moyens des autres départements et permettre ainsi à nos entreprises de bénéficier de services élargis". Bernard Bouniol souhaite donc axer sa campagne autour de "valeurs positives" : "valoriser les compétences, impulser l'esprit d'entreprendre et l'innovation, être acteur d'un aménagement du territoire durable et équitable". Avec un slogan en tête : "La CCI du Cantal, développeur de talents au service des entreprises et des territoires".

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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