L'Union du Cantal 02 mars 2011 à 14h22 | Par P. Olivieri

Cantal : du nouveau dans l’autre pays du soleil

Les enregistrements au sol et par satellite sont formels : le Cantal dispose d’un rayonnement solaire conséquent et Aurillac a même gagné 3 % d’ensoleillement en dix ans.

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À défaut de températures douillettes, le Cantal bénéficie d’un ensoleillement fort généreux : depuis plusieurs années déjà, le centre Météo France départemental met ainsi en avant les 2 084 heures annuelles d’ensoleillement enregistrées sur la préfecture cantalienne pour tordre le cou à cette fâcheuse réputation qui associe Aurillac à un désespérant point bleu sur la carte de France des températures. Une communication qui prend depuis deux ans une dimension nouvelle depuis que l’énergie solaire fait figure de nouvel eldorado. Les opérateurs du photovoltaïque ne s’y sont pas trompés, quadrillant les meilleurs sites d’exposition du Cantal. Ils devraient d’ailleurs accueillir d’un très bon œil les cartes de rayonnement solaire issues d’une récente et vaste étude réalisée par Météo France, laquelle permet aujourd’hui de disposer des données de rayonnement global à l’échelle de la commune. Élaborées à partir des mesures au sol de six stations automatiques de Météo France implantées dans le Cantal et de celles agrégées par les flux satellitaires (mesure des “trous de nuage” toutes les 15 mn sur une durée de dix ans autour des années 2000), ces cartes confirment un rayonnement solaire global très favorable sur le bassin d’Aurillac et plus encore en Châtaigneraie mais aussi dans un triangle borné par Murat, Saint-Flour et Neussargues.

Carte de rayonnement global solaire au printemps dans le Cantal.
Carte de rayonnement global solaire au printemps dans le Cantal. - © DR

Un hiver sans nuage... ou presque

 

“L’ensoleillement devient manifestement très important dès qu’on arrive en Haute Auvergne, avec une rupture nette en résumé entre le Puy-de-Dôme et le Cantal, explique Jean-Pierre Lemarchand, directeur départemental de Météo France. Cela tient à la latitude, à une topographie (2) qui, pour une fois, nous est favorable avec un ennuagement moins important.” Autre phénomène constaté : un clivage saisonnier franc, le Cantal affichant un soleil hivernal notable. Dans le détail, en hiver les régions de la Châtaigneraie (et de Montsalvy en particulier), de la Xaintrie et du bassin d’Aurillac apparaissent beaucoup plus lumineuses, sachant que la contribution hivernale au rayonnement global annuel reste faible. Aux beaux jours (printemps et été), outre le pays de Maurs, ville qui justifie pleinement son surnom de petite Nice cantalienne, la Planèze peut se prévaloir d’un ensoleillement remarquable (de l’ordre de 408 kWh/m2), plus important d’ailleurs que celui d’Aurillac (400 kWh/m2). Sans surprise, à l’automne, le rayonnement solaire est plus intense au sud d’une ligne La Roquebrou-Pierrefort. De quoi renforcer l’argumentaire des professionnels du tourisme et notamment ceux du bassin aurillacois, la ville préfecture ayant en effet gagné 70 heures d’ensoleillement annuel sur la dernière décennie (2 150 h au total), un autre indice de l’évolution du climat. Et Aurillac n’a toujours rien à envier aux cités méridionales de Toulouse ou Bordeaux et à la plupart des villes du Nord de la Loire.

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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