L'Union du Cantal 13 juin 2018 à 11h00 | Par P.Olivieri

Boules lyonnaises : Aurillac et Arpajon ne vont pas se tenir à carreau !

J-90pour le comité Cantal-Lozère qui peaufine les derniers détails du 92e championnat de France auquel 2300tireurs et pointeurs sont attendus.

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1950 heures de compétition en moins de 60 heures chrono : c’est une équation a priori insoluble, défiant les lois temporelles, à laquelle quelque 2 300 tireurs et pointeurs se préparent. Du 20 au 22 juillet, Aurillac et sa voisine Arpajon seront l’épicentre hexagonal de la boule lyonnaise en accueillant pas moins de 448 équipes pour le 92e championnat de France quadrettes-triples de sports boule ou boule lyonnaise. Sur trois jours, les plus grands noms de la discipline vont s’affronter par équipe pour tenter de décrocher le titre de champion de France dans neuf catégories : 1re, 2e, 3e, 4e division en quadrettes masculines (M1 à M4), idem chez les filles en triplettes (F1-F2, F3-F4) auxquelles s’ajoute une épreuve disputée par 32 trios chez les moins de 18 ans.

Organisateurs et partenaires ont présenté la manifestation en mairie d’Aurillac, capitale du parapluie et bientôt de la boule lyonnaise.
Organisateurs et partenaires ont présenté la manifestation en mairie d’Aurillac, capitale du parapluie et bientôt de la boule lyonnaise. - © P.O.

780 parties en trois jours

Des parties (780 annoncées !) jouées en 13 points “à la traditionnelle” avec une durée limitée dans le temps (2 h-2h30 maxi) et des boules plus grosses et lourdes (+ 1 kg) que celles de la pétanque chère à Pagnol. Le comité départemental Cantal-Lozère de la discipline (CBD 15-48), que préside Serge Pradines depuis 26 ans, attend pas loin de 15 000 participants à ces championnats, entre sportifs et accompagnants. Un pari osé pour une ville de la taille d’Aurillac qui n’a pourtant pas fait froid aux yeux du président emblématique et de ses deux incontournables chevilles ouvrières : Christophe Nicot et Pierre- Marcel Chanut. Une mission d’autant plus compliquée que les compétitions vont se répartir sur deux sites : l’aire évènementielle d’Aurillac et le parc des Sports d’Arpajon (le vendredi uniquement). Ces deux infatigables chefs d’orchestre ne comptent plus les heures passées depuis un an et demi pour faire de cette manifestation une réussite “et une 92e édition mémorable”, ce qui leur a d’ailleurs valu un hommage appuyé des représentants de la fédération nationale (FFSB) Chantal Fieujean et André Milano, tout comme des collectivités partenaires, lors de la présentation officielle des cham-pionnats en mairie d’Aurillac. “En tant que présidente du CD de l’Ain, j’ai organisé cinq fois ce championnat. C’est la compétition phare de notre fédération, qui rassemble le plus de monde et qui a le plus de retombées économiques. Cela demande de l’entrain, de l’énergie, de savoir investir tous les partenaires. C’est un véritable pari et il y a peu de villes, de comités, hormis ceux de l’ancienne région Rhône-Alpes, qui osent se lancer dans cette organisation. Avec vous, je ne suis pas inquiète”, a assuré la présidente déléguée, chargée des compétitions nationales. “À partir du moment où l’arbitre siffle le début des parties le vendredi matin à 7 h 30, le championnat est réussi !”, a abondé André Milano venu lui aussi à plusieurs reprises déjà échanger sur le terrain avec les bénévoles cantaliens.

Retombées économiques

Avec un rare esprit stratège mâtiné d’ouverture et de gentillesse, le team organisateur, qualifié de “redoutables ambassadeurs”, est parvenu à fédérer de nombreux partenaires, au premier rang desquels les collectivités locales : Villes d’Aurillac et d’Arpajon, Caba, Département, Région, un pool qui, au regard de l’ampleur de cette compétition nationale, du gain de notoriété et des 600 000 euros de retombées attendus sur le territoire(1), a décidé d’investir collectivement 70 000 €. L’entreprise Matière a également été citée pour son soutien tout sauf négligeable. “C’est une grande et belle aventure vécue, portée par des aventuriers avec le cœur, volontaires, courageux, très respectueux des collectivités, du tissu économique local...”, s’est félicité Pierre Mathonier, évoquant la participation programmée des concurrents au Festi Jump, après qu’ils auront étrenné la veille les guinguettes arpajonnaises. Avec l’idée aussi, glissée par Sylvie Lachaize, vice-présidente du Conseil départemental, de mieux faire connaître via cet évènement cette discipline reconnue sport de haut niveau, et, qui sait, en suscitant de nouvelles vocations, produire un effet... boule de neige.

(1) 4 500 nuitées en hôtellerie réservées, 5 000 repas dans la restauration locale.

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