L'Union du Cantal 30 juillet 2008 à 00h00 | Par Jean-Marc Authié

Après un printemps plutôt satisfaisant, l’été a bien du mal à démarrer

La saison estivale a débuté tout doucement dans le Cantal. Chez les professionnels, une certaine morosité, doublée d’inquiétude, semble s’installer.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le touriste est bel et bien là, mais il a bien du mal à consommer chez les commerçants.
Le touriste est bel et bien là, mais il a bien du mal à consommer chez les commerçants. - © J.-M. A.

Aujourd’hui, une saison touristique se joue plus sur l’année que sur trois ou quatre mois. À l’amorce du grand boum de l’été, les professionnels du Cantal sont tous d’accord pour dire que le printemps a été correct, ce qui est loin d’être le cas, pour l’instant, de cet été. Loin de se vouloir alarmistes, certains expriment pourtant leur inquiétude. Ainsi Thierry Perbet, président de la Fédération des industries hôtelières du Cantal (FIHC), explique : “À 90 %, nos entreprises se plaignent. Nous avons mené une enquête auprès de nos ressortissants et, au 15 juillet, il ressort un manque de clientèle, un manque de chiffre d’affaires. De plus, le ticket moyen baisserait de 10 %. Il est clair que les gens font plus attention à leurs dépenses et cela se répercute forcément”.

Le même régime pour tous les secteurs

Même si en cette période, la profession connaît toujours des difficultés, “un secteur travaille toujours mieux que l’autre. Ce n’est pas le cas cette année, ajoute Thierry Perbet. Heureusement, le passage du Tour de France a permis de développer un chiffre d’affaires, surtout sur l’hôtellerie. Mais c’est plus le fait des équipes du Tour, que celui des spectateurs. Une chose est sûre, le retard pris ne se rattrapera pas, même si fin juillet et août s’annoncent bons,  comme d’habitude”. Ce constat est partagé du côté de Bienvenue à la ferme. “Malgré un printemps correct, c’est assez moyen au niveau de la restauration. Depuis début juillet, cela se confirme, même si l’hébergement ne s’en tire pas trop mal, souligne Dominique Dufayet, animatrice du réseau. Pour août, on ne s’inquiète pas trop, sauf peut-être pour la restauration”.

Réservations tardives

Côté hébergement, une nouvelle tendance est à prendre en compte : les réservations de dernière minute. “Les réservations sont de plus en plus tardives, précise Solange Escure, directrice des Gîtes de France. Il y a à peine 25 % de taux d’occupation dans notre secteur pour juin et début juillet”. En revanche, la suite s’annonce mieux puisque 50 000 nuitées sont prévues en juillet et déjà 70 000 pour août. Cependant, les professionnels sont réservés à l’idée de tirer un bilan négatif, “puisque la saison touristique s’étale sur toute une année”, confirment-ils. Et dans le contexte estival, beaucoup de facteurs sont à prendre en ligne de compte comme la réorganisation du temps de travail, le pouvoir d’achat... ou encore le prix de l’essence qui se répercute terriblement sur le budget. Les touristes ont changé leur fonctionnement en vacances avec une certitude : ils consomment moins !

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union du Cantal se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui