L'Union du Cantal 23 septembre 2009 à 15h14 | Par P.O.

Alain Marleix : “en aucun cas une roue de secours”

Ce n’est sans doute pas le scénario qu’Alain Marleix projetait, mais celui que d’aucuns qualifient d’ “homme de l’ombre de l’UMP” se dit fier de présenter sa candidature.

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Après la décision du chef de l’État et du Premier ministre de garder au sein du gouvernement un de ses précieux éléments, Brice Hortefeux, c’est à vous que revient le redoutable honneur d’affronter René Souchon aux Régionales.

Alain Marleix : “Brice Hortefeux était effectivement programmé pour y aller puisqu’il est le chef de file de la majorité présidentielle en Auvergne et une figure de proue du pack auvergnat. Mais il vient d’hériter d’un ministère régalien au moment où la situation sur le front de la sécurité publique est très dégradée, notamment dans les banlieues. Il y a un énorme challenge sur cette question qui alimente un certain nombre de craintes. Le chef de l’État a donc considéré que venant à peine d’arriver, il fallait que Brice se consacre à ce ministère et m’a demandé de me porter candidat.

Et il me semble que j’ai un peu de légitimité en tant que député le mieux élu d’Auvergne et ce, depuis 1993. Je détiens aussi le record de France en matière de score électoral aux Cantonales. Je pense avoir fait mes preuves sur le terrain et je ne suis pas touché par le cumul des mandats. Je suis aussi fier en tant que Cantalien de présenter ma candidature. C’est un signe que l’Auvergne peut faire le choix du plus petit département.”

N’avez-vous quand même pas l’impression d’avoir été un peu sacrifié dans cette histoire ?

A. M. : “Je ne me vois pas du tout comme une roue de secours. Les combats ne sont jamais perdus d’avance. Ce sera certes difficile compte tenu du rapport de force gauche/droite dans la région. Mais je vais faire mon travail, m’investir tout en restant au gouvernement. Les gens sont attachés au fait que, pour la première fois dans l’histoire, il y a trois ministres auvergnats à des postes importants.

Les Auvergnats ne s’y trompent pas : ils sont conscients que ce pack a permis de débloquer de gros dossiers, comme celui du TGV Paris-Lyon, qui desservira Clermont. On a franchi un pas décisif et ce n’est pas grâce à des pétitions. Je me suis aussi très lourdement investi pour favoriser le redéploiement des crédits de la Pac au profit de l’agriculture de montagne et de l’élevage, sans compter les aides exceptionnelles décrochées pour les petites collectivités.”

À vous écouter, l’Auvergne doit avant tout compter sur ses ministres... Quid de la Région ?

A. M. : “On peut effectivement s’interroger sur ce qu’a fait le Conseil régional ces cinq dernières années hormis ce projet lamentable de construction d’un nouvel hôtel de Région qui est resté au stade de friche. Cela donne une triste image de l’Auvergne et un piètre bilan. Mais ce que je reproche le plus, c’est le désengagement de la Région vis-à-vis du monde rural, des bourgs-centres et de toute la politique en la matière du président Giscard, que Joël Bonté - un président de Région beaucoup plus ouvert que l’actuel - avait un peu repris.

Quant au monde agricole, les aides chichement données aux agriculteurs ne sont que du saupoudrage. Ce qui m’inquiète, c’est cette absence de perspectives et de projets concrets alors que dans le même temps, la fiscalité régionale a explosé et que la dette a augmenté de 47 %”.

 

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Quelles sont les ambitions du candidat Marleix pour l’Auvergne ?

A. M. : “Le désenclavement ferroviaire, voyageurs et fret, mais aussi redynamiser l’économie auvergnate avec ses bases traditionnelles sans oublier que nous sommes la quatrième région industrielle française avec des PME extrêmement solides. Je suis aussi convaincu qu’il faut jouer la carte du thermalisme et de la santé. Je veux remettre l’Auvergne en marche, m’entourer de talents sans aucun sectarisme et faire le nécessaire pour dépasser le débat lénifiant des compétences.”

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