L'Union du Cantal 17 octobre 2014 à 08h00 | Par R.Saint-André

Accueil d'actifs : ils veulent poser leurs valises et leurs projets dans le Cantal

Trente porteurs de projet ont découvert cette semaine les opportunités d'installation dans le Cantal lors d'une première session d'accueil d'actifs à l'échelle départementale.

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Plus de 30 projets d'installation, c'est autant de familles qui pourraient rejoindre le Cantal.
Plus de 30 projets d'installation, c'est autant de familles qui pourraient rejoindre le Cantal. - © R.Saint-André

Ce n'est évidemment pas un hasard. Si depuis si longtemps le Cantal accueille des sessions d'accueil d'actifs, c'est que le principe marche, et les exemples sont légions : restaurateurs, épiciers, agriculteurs,... qui se sont installés dans le département après une première prise de contact par ce biais. De nouveau, trois jours durant, un groupe de candidats était reçu. Cette fois-ci à Vic-sur-Cère, mais dans le cadre d'une session élargie à l'ensemble du département. La plupart des porteurs de projet sont issus d'un milieu urbain et aspirent à changer de vie. Ils sont fonctionnaires, agents de voyage, plombiers ou maçons ; viennent de région parisienne, de la Loire, de Toulouse, de Suisse ou de Belgique ; ils rêvent de venir dans le Cantal élever des salers, reprendre un bar-tabac en gérance, monter une ferme équestre, créer des chambres d'hôtes,...


Un tiers des actifs partent en retraite


Pour les aider à affiner leur projet, ils ont rencontré une multitude d'acteurs socioprofessionnels et d'élus, mais aussi des nouveaux installés qui ont déjà franchi le pas, et même des cédants potentiels (voir ci-dessous). "Car d'ici 2020, un tiers des actifs du Cantal aura fait valoir ses droits à la retraite", précise Pascal Piganiol, directeur du développement économique, des services et prospectives au Conseil général. Les dossiers de ces repreneurs ou créateurs potentiels sont sérieux. La quarantaine de nouvelles familles prêtes à s'installer dans le Cantal ont été retenues sur dossier. C'est à peine un tiers des demandes


À ceux qui ont eu la chance d'être sélectionnés, Nicolas Bardy des Jeunes Agriculteurs, livre un conseil : "Soyez curieux !" Il sait que le projet professionnel ne suffit pas. "Vous choisissez le Cantal pour y travailler mais aussi pour y vivre, c'est un projet de vie." Pour  les  convaincre, Clément Rousseau de l'Agence régionale de développement des territoires (ARDT Auvergne) a vanté les atouts dont disposent nos territoires, illustrés par de petits films humoristiques qui font le parallèle entre une vie parisienne stressante et le luxe des grands espaces cantaliens.


Le bon exemple


"Ce que vous voyez là, eh bien c'est la réalité", a spontanément témoigné Frédéric, un des participants qui a pris un peu d'avance. Son projet est en bonne voie, mais son besoin de changer de vie était si pressant qu'il a  déjà  posé  ses  valises  dans  le Carladès. Patricia et Arnaud se sont également imprégnés du Cantal, en le visitant un jour ou deux par mois, tout au long de l'année, et semblent à leur tour convaincus. En général, un candidat sur quatre donne une suite positive à cette expérience. Une nouvelle session, plus particu- lièrement orientée sur le canton de Saint-Mamet, se tiendra en mai ou juin 2015.

 

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